Algérie: pour la presse, la candidature Bouteflika en 2019 est quasiment actée

Le président algérien Abdelaziz Bouteflika dans un bureau de vote, le 23 novembre 2018.
© RYAD KRAMDI / AFP

Il n'y a pas de confirmation, de la part de la présidence, que le président Abdelaziz Bouteflika sera candidat pour un cinquième mandat. Djamel Ould Abbès, le chef du FLN, a affirmé dimanche soir que le président algérien sera bel et bien candidat. Il était cité par l'Agence de presse algérienne (APS). L'entourage d'Abdelaziz Bouteflika ne s'est pas non plus exprimé sur la question. Comment la presse algérienne a-t-elle traité le sujet ?

Le quotidien algérien Liberté écrit ce matin, en citant le porte-parole du Rassemblement national démocratique (RND), que l’option d’un cinquième mandat pour le président Bouteflika « découlerait de l’impossibilité pour les clans du régime de s’entendre sur un autre candidat que lui. » Pour le quotidien,« c'est une prolongation de règne par défaut ».

Dans son éditorial, Mustapha Hammouche écrit, que la principale raison de ce prolongement indéfini du règne Bouteflika, malgré son état de santé, est là : « le pouvoir tire sa cohésion du seul fait que toutes ses composantes ont (...) un même leader de référence ». Le journal Al-Khabar paraît du même avis : « le FLN n'a qu'un seul candidat, Bouteflika ».

En avril 2014, le président Bouteflika avait été réélu pour un quatrième mandat. A l'époque, il n'avait mis fin aux spéculations que deux mois avant la date des élections. TSA pose s'est posé la question : « Cinquième mandat : décision actée ou simple surenchère des soutiens de Bouteflika ? »

L'éditorialiste Makhlouf Mhenni écrit dans le même journal : « Si le schéma devait se répéter, Bouteflika annoncera officiellement sa candidature vers la mi-janvier, au plus tard début février, et sa réélection ne sera qu’une simple formalité. »

De nombreux observateurs algériens et étrangers se disent persuadés que l'actuel président algérien sera à nouveau candidat pour 2019. Si l'annonce d'hier est censée relancer le débat, autour de cette candidature, les Algériens semblent se résigner à l'inéluctable.

Republier ce contenu

Vous êtes libres de republier gratuitement cet article sur votre site internet. Nous vous demandons de suivre ces Règles de base

Le Partenaire s'engage à ne pas porter atteinte au droit moral des journalistes. A ce titre, le Contenu devra être reproduit et représenté par le Partenaire tel qu'il a été mis à disposition par RFI, sans modifications, coupures, ajouts, incrustations, altérations, réductions ou insertions

Ajoutez cet article à votre site Web en copiant le code ci-dessous.