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Cameroun

Cameroun: le leader sécessionniste anglophone devant la justice

Vue de Yaoundé, capitale du Cameroun. (Photo d'illustration)
© Tim E. White/Getty Images

Première apparition publique de Sisiku Ayuk Tabe, le leader sécessionniste anglophone,  président autoproclamé de la république virtuelle de l'Ambazonie. Il était devant un juge aujourd'hui, à la cour d'appel de Yaoundé avec 9 de ses co-accusés. Leurs avocats exigent leur libération. L'audience s'est déroulée sous forte présence policière.

Pour sa première apparition publique depuis son arrestation en décembre 2017, Sisiku Ayuk Tabe et ses neuf compagnons ont mis un point d’honneur à soigner les détails, notamment les apparences : cheveux bien ras et mise impeccable dans des survêtements uniformes de couleur verte et bleue.

Depuis leur arrestation au Nigeria, suivie de leur extradition à Yaoundé en janvier 2018, moult rumeurs avaient circulé sur leur sort, certaines très alarmistes. D'autant qu'ils n'étaient plus apparus en public depuis lors. Leurs soutiens et des proches parents avaient lancé des appels réclamant des preuves de vie à leur sujet au gouvernement.

A la fin de l’audience qui a duré deux heures, le président autoproclamé de l’Ambazonie était tout sourire et a lancé au loin un salut des deux mains à la vingtaine de proches et amis accourus au procès.

L’un de ses avocats a confirmé aux journalistes son excellent état de forme. « Il se porte bien », a-t-il indiqué soulignant par ailleurs que Sisiku Ayuk Tabe et ses compagnons étaient très heureux d’avoir pu pour la première fois faire entendre leur cause à un juge.

L’audience en elle-même s’est déroulée à huis clos. Le public et les journalistes ont été maintenus hors de la salle. Le dispositif de sécurité était quant à lui très impressionnant avec au moins une vingtaine de gendarmes lourdement armés.

A signaler cependant que cette étape devant la cour d'appel ne concerne pas l'examen du dossier au fond. Les conseils de la défense, arguant que leurs clients étaient détenus illégalement, ont introduit une demande de libération immédiate. Le leader sécessionniste et ses neuf co-accusés ont rejoint leurs cellules à bord d’un bus aux vitres teintées. Le juge a renvoyé le délibéré sur cette question au 15 novembre prochain.

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