Assassinat de Patrick Karegeya: une enquête en janvier en Afrique du Sud

Lors d'une manifestation contre le président Kagame, un membre du parti d'opposition du Congrès national rwandais place des photos du fondateur du parti assassiné, Patrick Karegeya, à côté d'un faux cercueil sur lequel est écrit les «victimes de Kagame».
© ALEXANDER JOE / AFP

Le 31 décembre 2013 à Johannesburg, le colonel et ex-chef des renseignements extérieurs rwandais Patrick Karegeya était retrouvé mort dans sa chambre d'hôtel. Il aura fallu attendre presque cinq ans pour que l'affaire se retrouve devant la justice.

Lorsque les auditions commenceront en janvier, aucun des deux suspects ne sera présent à Johannesburg a assuré le procureur. De nationalité étrangère, ils résident hors d'Afrique du Sud.

Mais ce n'est pas le plus important pour David Batenga, le neveu de Patrick Karegeya. « Nous n'avons jamais été dans cette position dans le passé. C'est la première fois depuis quatre ans, dix mois et un jour que je me trouve dans un tribunal pour que justice soit rendue. Je suis à la fois curieux et optimiste qu’enfin la justice sud-africaine fonctionne », explique-t-il.

Patrick Karegeya, 53 ans, vivait en exil en Afrique du Sud lorsqu'il a été tué dans cette chambre d'hôtel de Sandton, en banlieue de Johannesburg.

Un peu plus de 50 témoins seront entendus. Le procureur a reporté l'ouverture des auditions au 16 janvier pour pouvoir tous les réunir et les appeler à la barre.

La famille de Patrick Karegeya recevra le soutien juridique d'Afriforum, une association juridique sud-africaine, pour notamment négocier une éventuelle procédure d'extradition.

« Les deux pays vont devoir coopérer, précise l'avocat de la famille, Kennedy Gihana. Si l'on découvre que le gouvernement rwandais a des informations à fournir, comme le lieu où se trouve les suspects par exemple, l'Afrique du Sud va solliciter les autorités rwandaises. »

Aucun accord d'extradition n'existe pour le moment entre l'Afrique du Sud et le Rwanda.

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