Afrique de l'Est: baisse drastique de l'excision des fillettes en vingt ans

Un panneau contre l'excision dans le village de Katabok, dans le nord-ouest de l'Ouganda, le 30 janvier 2018.
© Yasuyoshi CHIBA / AFP

L'excision des fillettes aurait drastiquement baissé en Afrique au cours des trente dernières années, selon une étude publiée le 6 novembre 2018 par la revue médicale britannique BMJ Global Health. L'Afrique de l'Est aurait connu la baisse la plus radicale.

Les chiffres sont impressionnants : le taux de fillettes (âgées de 0 à 14 ans) excisées en Afrique de l'Est serait passé de 71% en 1995 à 8% en 2016.

Pour arriver à ces résultats, les chercheurs ont croisé plus de 90 études nationales démographiques et de santé avec des données de l'Unicef, l'organisation des Nations unies pour l'enfance, portant sur plus de 200 000 fillettes dans 29 pays africains.

Cela semble attester du succès des différentes politiques nationales et internationales de lutte contre l'excision ces trente dernières années, indique le rapport.

Excision avant 15 ans

Au Kenya, la pratique est interdite depuis 2011, et le gouvernement a mis en place une équipe spécialement dédiée à la poursuite des crimes liés à l'excision. L'étude ne porte cependant que sur les filles de moins de 14 ans. Si l'excision est le plus souvent pratiquée avant 15 ans, les adolescentes et les jeunes femmes ne sont pas à l'abri. Aujourd'hui, en tout, 21% des Kényanes ont été excisées.

[Infographie] En 2017, toujours 200 millions de femmes victimes d'excision

De plus, les disparités entre pays de la région sont très importantes et les données parfois difficiles à récolter. En Somalie par exemple, les dernières données publiques datent de 2006 et attestent d'un taux d'excision qui tourne autour de 98% pour les femmes de 15 à 49 ans.

►A relire: L'excision et les mutilations sexuelles en baisse en Afrique

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