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RDC: les leaders de l'opposition toujours en discussion pour trouver un accord

De gauche à droite, les leaders de l'opposition congolaise Vital Kamerhe, Félix Tshisekedi, Adolphe Muzito, Moïse Katumbi et Jean-Pierre Bemba, lors d'une réunion à Bruxelles le 4 septembre 2018.
© © AFP/John Thys

Le huis clos aura duré plus de 12 heures. Les sept chefs de file de l’opposition congolaise étaient enfermés en conclave, loin de leurs collaborateurs, loin de la presse, pour tenter de mettre fin à leurs différends sur les questions épineuses, dont celle d’un candidat unique. Mais ils ont finalement remis la question à ce dimanche 11 novembre, dernier jour de cette rencontre à Genève.

L’équipe de facilitateurs de la fondation Kofi Annan a décidé de séparer les leaders de leur entourage, de la presse, de tout type de pression extérieure. Et sans accès au téléphone. Un huis clos total qui a laissé place à beaucoup de spéculations…

Des annonces ont été faites depuis Kinshasa, donnant l’un ou l’autre des leaders comme le candidat de l’opposition. De faux messages sur les réseaux sociaux ont agité les milieux politiques, au point de pousser certains cadres ou même des députés à féliciter l’un ou l’autre. Des partisans également heureux de voir enfin l’opposition s’unir, elle qui était toujours divisée.

Mais les discussions se sont éternisées jusque tard dans la nuit, sans parvenir à trancher toutes les questions, dont celle du candidat unique. Il faut dire que c’était la première fois que les sept se retrouvaient tous en tête-à-tête pour parler de toutes les questions qui fâchent. Il a donc fallu « crever quelques abcès », confirme un participant, parler des suspicions, des doutes...

Il a fallu aussi se mettre d’accord sur la gestion de la coalition avant, pendant et après le scrutin, avec des questions comme celle de l’attitude du candidat unique le 23 décembre. Et si les scrutins sont organisés avec la machine à voter, mettre au point les stratégies à adopter, le partage des responsabilités.

Paraphes

Les textes qui avaient été négociés par les équipes techniques ont finalement été paraphés, mais pas tous signés par leur chef, expliquait un des sept leaders samedi soir. Or, un accord reste le préalable à toute désignation. « On ne peut pas désigner tel ou tel candidat sans savoir très exactement à quoi il est prêt à s’engager », précise un proche d’un des chefs de file. « Si toutes les autres questions sont vidées, il ne reste plus que l’égo pour empêcher la désignation d’un candidat unique », estimait l’un des cadres samedi soir.

Finalement, ces discussions ont duré jusqu’à 2 heures du matin. Le sept sont rentrés sans candidat unique, sans accord, avec la promesse d’en terminer ce matin. Du côté de la facilitation, on se disait encore optimiste sur la possibilité de parvenir à un accord sur un nom ce dimanche. Les sept sont donc partis en conclave aux environs de 11h, pendant que leurs états-majors préparent déjà le communiqué final.

Pour la fondation Kofi Annan, les négociations devraient en tout cas se terminer aujourd’hui. Une partie des candidats et de leurs équipes doivent de toute façon quitter la Suisse ce dimanche soir avant l’expiration de leurs visas.

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