Afrique du Sud: Ramaphosa s'empêtre dans l'affaire Bosasa

Le président sud-africain Cyril Ramaphosa (photo d'archives).
© Daniel LEAL-OLIVAS / AFP

En Afrique du Sud, le président Cyril Ramaphosa est contraint de rembourser 31 200 euros de fonds de campagne. Il s'agissait d'un don émis par la sulfureuse compagnie Bosasa, un prestataire de services mêlé à plusieurs contrats suspects, et actuellement sous le coup de poursuites judiciaires.

C'est un accroc dans la campagne que mène Cyril Ramaphosa contre la corruption. Le président a admis avoir touché plus de 31 000 euros de dons de la part d'une compagnie controversée. Des fonds qui ont servi à financer sa campagne pour la présidence de l'ANC l'année dernière.

Lors d'une intervention devant le Parlement, Cyril Ramaphosa a d'abord affirmé que cet argent avait été versé à son fils Andile, consultant pour la  compagnie Bosasa.

Mais le chef de l'État est revenu sur ses déclarations ces derniers jours : dans une lettre à la présidente de l'Assemblée nationale, il explique que ce versement constituait en fait un don pour sa campagne de 2017.

Cyril Ramaphosa affirme que cette donation a été « faite à son insu ». Il s'est engagé à la rembourser et il a promis « d'ouvrir une enquête sur la provenance précise de toutes les donations à sa campagne ».

L'opposition l'accuse pourtant d'avoir sciemment « menti » devant le Parlement, car il savait que cet argent était « de l'argent sale ». La compagnie Bosasa étant impliquée dans plusieurs contrats publics suspects.

Republier ce contenu

Vous êtes libres de republier gratuitement cet article sur votre site internet. Nous vous demandons de suivre ces Règles de base

Le Partenaire s'engage à ne pas porter atteinte au droit moral des journalistes. A ce titre, le Contenu devra être reproduit et représenté par le Partenaire tel qu'il a été mis à disposition par RFI, sans modifications, coupures, ajouts, incrustations, altérations, réductions ou insertions

Ajoutez cet article à votre site Web en copiant le code ci-dessous.