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Afrique du Sud

Corruption en Afrique du Sud: le témoignage très attendu de Pravin Gordhan

L'ex-ministre des Finances sud-africain Pravin Gordhan, ici le 14 mars 2016.
© REUTERS/Siphiwe Sibeko

En Afrique du Sud, Pravin Gordhan, ancien ministre des Finances sous l’ex-président Jacob Zuma, témoigne depuis lundi devant une commission d'enquête sur la corruption au plus niveau de l’Etat. Il s’agit d’un des plus gros scandales touchant l’ex-président Zuma, la collusion présumée entre son gouvernement et la richissime famille d'hommes d'affaires indiens, les Gupta. L’enquête qu’on surnomme « la Capture de l'Etat » s’est ouverte en août dernier, quelques mois après la démission forcée de Jacob Zuma.

Pendant près de six heures, Pravin Gordhan a témoigné devant la commission d’enquête. Ex-ministre des Finances brutalement limogé par l’ancien président Jacob Zuma, Gordhan est revenu sur ses 15 mois passés à la tête du Trésor.

Il a évoqué les projets nucléaires du président, les nominations suspectes à la tête de sociétés d’Etat, et ses rapports avec les Gupta. Cette famille d’hommes d’affaires proche de Zuma est accusée d’ingérence dans les affaires de l’Etat.

Gordhan s’en est pris à l’ancien président Zuma, l’accusant d’avoir autorisé un climat d’impunité permettant la corruption: « Cela a eu un impact très important sur la croissance économique du pays », a-t-il ajouté.

Son interrogatoire doit se poursuivre mardi. Il y a quelques mois, Gordhan avait estimé à plus de 6 milliards d'euros le montant détourné des caisses de l’Etat, notamment via l’attribution frauduleuse de marchés publics.

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