Gabon: le gouvernement répond à l’Union africaine sur l’envoi d’une mission

Le palais présidentielle de Libreville (archives).
© WILS YANICK MANIENGUI / AFP

Au Gabon, le gouvernement, par le biais de son ministre des Affaires étrangères, Régis Immongault, a réagi au communiqué de l’Union africaine qui affirmait le week-end écoulé être préoccupé par certains développements en rapport avec la situation sanitaire du chef de l’Etat, Ali Bongo Ondimba. L’Union a réaffirmé à l’occasion son indéfectible attachement au strict respect de l’ordre constitutionnel avant de préconiser l’envoi, dans les meilleurs délais, d’une mission d’information et d’écoute à Libreville.

Le ministre gabonais des Affaires étrangères, Régis Immongault était ce week-end à Addis-Abeba, en Ethiopie, où il a représenté le Gabon au sommet extraordinaire de l’Union africaine. Lundi soir dans un communiqué officiel il affirmait pourtant que le gouvernement gabonais a appris « par des voies étonnamment inhabituelles » que l’Union africaine envisageait une mission d’information au Gabon.

Le gouvernement de Libreville se dit ouvert à une telle initiative, mais pose des conditions : « Le gouvernement gabonais réaffirme son attachement indéfectible aux idéaux de paix et d’unité défendus par l’Union africaine et ne saurait s’en départir en aucune manière. Dans cet esprit, le gouvernement gabonais considère que la solidité des institutions gabonaises n’est plus à prouver. Toutefois, le gouvernement gabonais reste ouvert à toute initiative de l’Union africaine qui vise le maintien et la consolidation de la paix au Gabon. Par conséquent, il est disposé au moment venu à recevoir une mission de l’Union africaine à une date qui sera convenue par toutes les parties », a déclaré Régis Immongault.

En août 2009, la Commission de l’Union africaine, présidée à l’époque par le Gabonais Jean Ping avait désigné l’ancien Premier ministre sénégalais Moustapha Niasse pour accompagner le Gabon dans l’organisation de l’élection présidentielle anticipée suite au décès d’Omar Bongo. Libreville avait dit «niet».

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