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RCA: le procureur général s'explique sur le recours à la CPI pour juger Rombhot

Vue aérienne de Bangui, RCA.
© Getty Images/ Michael Fay

Le chef de guerre centrafricain Yekatom Rombhot a été transféré ce week-end à la CPI où il sera jugé pour crimes de guerre et crimes contre l’humanité. C’est la première fois qu’un Centrafricain sera jugé à La Haye. De quoi soulever des questions à Bangui, alors que la deuxième session criminelle de l’année vient de démarrer. Pourquoi ne pas juger Rombhot en Centrafrique ? Lundi, le procureur général Eric Didier Tambo est sorti du silence et a fait une déclaration officielle à la télévision nationale pour s’expliquer sur le sujet.

Le 24 septembre 2014, la procureur générale de la CPI Fatou Bensouda ouvre une enquête sur la situation en Centrafrique, après que le gouvernement centrafricain a saisi la Cour.

Une volonté politique donc de collaborer avec la CPI, rappelle le procureur général Eric Didier Tambo : « Nous pensons que la CPI est mieux placée puisqu’elle dispose de moyens colossaux pour enquêter dans les lieux où nous, juridiction nationale, on ne peut pas enquêter. Et c’est à la demande des autorités centrafricaines. Si nous pensons qu’on peut juger, on peut le faire, mais si nous pensons que nous n’avons pas encore les moyens nécessaires pour pousser on peut donner à la CPI. L’essentiel, c’est la lutte contre l’impunité, c’est-à-dire de traquer tous les grands criminels, qu’ils sachent que leurs crimes ne seront pas impunis. »

Et de prévenir les groupes armés : « Il peut aussi y avoir des gros poissons qu’on va capturer. Ce n’est pas Rambo seul, il n’y a jamais un sans deux. Nous savons que plusieurs chefs de guerre sont dans le collimateur de la justice. Nous les traquons, la CPI les traque et y compris la Cour pénale spéciale. Pour moi, l’arrestation de Rambo n’est pas un fait du hasard, on s’attendait à cela. La mangue était mûre et puis la mangue est tombée. »

Des enquêtes pour la justice sont en cours en Centrafrique. Un travail difficile dans ce pays où plus de 70% du territoire est contrôlé par les groupes armés.

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