Côte d'Ivoire: fin du colloque de l'Académie de lutte contre le terrorisme

Sidiki Diakité, ministre de l'Intérieur et de la Sécurité de la Côte d'Ivoire a clôturé les travaux du premier colloque de l'Académie internationale de lutte contre le terrorisme (AILCT) mardi 20 novembre 2018.
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En Côte d'Ivoire, s'est achevé ce mardi à l'hôtel Ivoire d'Abidjan le tout premier colloque de l'Académie internationale de lutte contre le terrorisme (AILCT). Cette académie est une initiative franco-ivoirienne qui, à terme, prendra la forme d'un centre régional dédié à la lutte contre le terrorisme à destination de tout le continent. Ce centre sera situé à Jacqueville à une cinquantaine de kilomètres d'Abidjan et doté d'une école de cadres, d'un centre d'entraînement et d'un institut de recherche stratégique. Un colloque « hors les murs » donc, qui a rassemblé pendant deux jours quelque 200 cadres africains et français spécialisés dans la lutte contre le terrorisme.

Un colloque, comme première pierre symbolique de l'Académie internationale de lutte contre le terrorisme. Pendant deux jours des experts venus d'une vingtaine de pays africains et de la France ont échangé leurs expériences et connaissances en matière de riposte antiterroriste. Parmi les conclusions des panels : la nécessaire coordination des modes d'action entre les différents pays.

« Nous avons tous la même approche, une approche commune, mais dans la pratique, les façons de faire sont différentes. (...) Il faut de la coordination, de la coordination dans la prévention, dans la mise en place des outils de réaction en cas d'attaque terroriste, et de la coordination en matière de répression des actes terroristes », relate le général Lassina Doumbia, chef d’état-major adjoint des armées ivoiriennes, commandant des forces spéciales.

Un dialogue à l'échelle internationale donc, mais aussi entre les différents services au sein des pays, sans oublier le volet judiciaire, comme l'explique Olivier Leurent, directeur de l'Ecole nationale de la magistrature française : « Il faut que les renseignements qui sont portés à la connaissance des services secrets, des militaires, puissent être judiciarisés et portés à la connaissance des magistrats. La phase judiciaire dans la lutte contre le terrorisme est une phase indispensable pour promouvoir et sauvegarder nos valeurs démocratiques. »

Autre défi encore à relever, boucler le financement de la construction de l'Académie antiterroriste, dont l'inauguration est espérée fin 2019. Son coût est estimé à quelque 20 millions d'euros. L'Académie « est ouverte à tous les pays » et son « succès dépendra de l'adhésion de tous » a par ailleurs plaidé en clôture du colloque Sidiki Diakité, le ministre ivoirien de l'Intérieur et de la Sécurité.

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