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Togo

Au Togo, les évêques réaffirment leurs inquiétudes en vue des élections à venir

Une urne scellée du bureau de vote du lycèe de Bè-Plage, à Lomé lors d'une précédente élections..
© RFI/OR

Au Togo, la Conférence des évêques du pays s'est inquiétée, ce mardi, dans un message à la population de la situation sociopolitique qui prévaut actuellement. Ils affirment que l'organisation d'élections sans les réformes provoquerait de nouveaux foyers de contestation.

C'est une sorte d'alerte que sonne la Conférence des évêques du Togo à l'approche des élections législatives du 20 décembre prochain. Les évêques dénoncent la mauvaise foi des acteurs politiques qui prennent le pays en otage, redoutent le pire si rien n'est fait et demandent d'épargner le pays de nouvelles souffrances inutiles. Le Togo a besoin de réformes en profondeur écrit la Conférence des évêques dans son message.

« Pour en finir avec les violences postélectorales qui ensanglantent la terre de nos aïeux, avec leur cortège de morts, d’orphelins, de blessés, de réfugiés, il faut absolument opérer les réformes. En effet, tous les observateurs de la vie politique togolaise se demandent pourquoi les réformes constitutionnelles et institutionnelles, réclamées par l’opposition, promises par le gouvernement et recommandées par le facilitateur de Cedeao, tardent à se faire. Il en est de même pour la révision du cadre électoral, notamment celle du fichier électoral et le découpage électoral. Tout cela est indispensable pour des élections vraiment équitables et conformes aux standards internationaux. Sinon, elles peuvent créer de nouvelles constations et des violences, qui enfonceront davantage le pays dans la misère et le désarroi », déclare Mgr Denis Amouzou-Djakpa, vice-président de la Conférence des évêques du Togo.

Une sortie des évêques qui ne surprend guère, mais pour les détracteurs, que ces hommes en soutane aillent s'occuper de leurs paroisses, car l'Etat est laïc et les prêtres n'ont pas à se mêler de la politique. Rien n’interdit à l'Eglise aujourd'hui de donner son avis sur la situation politique, répond le politologue Madi Djabakaté, « l'Eglise a joué un rôle dans l'histoire, dit-il, et elle ne peut plus rester muette ».

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