Elections à Madagascar: pointée du doigt, la Céni fait sa journée d’autocritique

La salle de transmission des PV à la Céni le 14 novembre 2018, une semaine après le premier tour de la présidentielle.
© RFI/Sarah Tétaud

Le 28 novembre prochain, la Haute Cour constitutionnelle devrait proclamer officiellement les résultats définitifs du 1er tour de l’élection présidentielle. De son côté, la Commission électorale nationale indépendante (Céni), qui a procédé au traitement des résultats, se prépare déjà pour le second tour. Vendredi 23 novembre, ses cadres se sont rassemblés pour faire le bilan de l’organisation du 7 novembre dernier. Une journée d'introspection à huis clos pour l'institution dont l'organisation et le manque de transparence ont été fortement critiqués par de nombreux candidats.

Une journée consacrée à l’autocritique. Finances, matériel, résultats, communication… Domaine par domaine, les responsables de la Céni ont tous pris la parole pour faire le bilan de ce premier tour, à l’abri des caméras. « Une étape impérative, vu le contexte tumultueux », explique Liliane Ravaoharinirina, la secrétaire exécutive nationale adjointe de la Céni.

« Concernant les failles, par exemple les retards de l’acheminement de matériel, comme les isoloirs, qui ont empêché que le vote commence à l’heure légale, on s’est rendu compte que c’était dû à la démission de certains membres de bureaux de vote, la veille au soir. Donc nous venons de décider aujourd’hui qu’il faut être plus ferme, dans les consignes. Et rappeler aux membres des bureaux de vote l’importance de leurs engagements parce qu’il y a un engagement légal par rapport à cela. »

« Concernant le traitement des résultats sur lequel on a eu beaucoup d’attaques et de critiques de la part des candidats, surtout les deux candidats en tête, une des solutions proposées c’est de séparer les blancs et nuls, au lieu que cela soit confondu, poursuit-elle. Par rapport aux critiques sur le fait qu’on ait été trop lent, sur le traitement des résultats, il est proposé qu’on augmente les effectifs de manière à pouvoir accélérer le travail et bien organiser également l’exploitation des dossiers en fonction de l’arrivée des plis venant des SRMV » (Sections de recensement des matériels de vote - NDLR).

Lundi 26 novembre, les membres du bureau permanent de la Céni décideront si les solutions proposées durant cette journée de bilan seront retenues ou non. L’institution se dit toutefois sereine concernant les plaintes déposées à la Haute Cour constitutionnelle (HCC) par les candidats et qui la visent directement. La Céni se tient prête à répondre à toutes les demandes de confrontation de documents électoraux ou d’audit de logiciel.

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