Afrique du Sud: Ramaphosa toujours englué dans le scandale Bosasa

Le président Cyril Ramaphosa, ici en septembre 2018.
© Lintao Zhang/POOL Via REUTERS

En Afrique du Sud, l’opposition continue d’accuser Cyril Ramaphosa d’avoir reçu de l’argent sale pour financer sa campagne à la tête de l’ANC. Le président sud-africain s’est engagé à rembourser 31 200 euros de fonds de campagne, versés par une compagnie à la réputation douteuse. Cyril Ramaphosa avait d’abord affirmé devant le Parlement que cet argent correspondait à une rémunération pour les activités de conseil de son fils, avant de se raviser. Face à son « erreur », le chef de l’État a décidé de rembourser le don suspect, un geste positif, mais qui n’a pas effacé les soupçons.

A quelques mois des élections nationales, l’opposition semble bien décidée à prouver que Cyril Ramaphosa trempe lui aussi dans les affaires de corruption. L’Alliance démocratique a décidé de saisir la médiatrice de la République et de demander une enquête complète sur les activités de l’entreprise Bosasa et ses liens troubles avec les représentants de la majorité. Le chef de file de la DA assure que Cyril Ramaphosa a menti, et qu’il a reçu des pots-de-vin de la part de la sulfureuse compagnie.

Face à ces accusations, les responsables de Bosasa ont fini par sortir de leur silence pour donner leur version des faits. Le directeur de la firme a expliqué que les 31 200 euros incriminés correspondent à une donation personnelle du PDG de l’entreprise, Gavin Watson.

La presse sud-africaine s’est tout de même étonnée que cet argent ait transité par une société-écran, un processus classique pour brouiller les pistes dans les affaires de corruption.

Si l’opposition cherche visiblement à embarrasser Cyril Ramaphosa à l’approche des élections, l’ANC en revanche fait bloc autour de son président et le félicite pour avoir reconnu publiquement son erreur devant le Parlement.

Republier ce contenu

Vous êtes libres de republier gratuitement cet article sur votre site internet. Nous vous demandons de suivre ces Règles de base

Le Partenaire s'engage à ne pas porter atteinte au droit moral des journalistes. A ce titre, le Contenu devra être reproduit et représenté par le Partenaire tel qu'il a été mis à disposition par RFI, sans modifications, coupures, ajouts, incrustations, altérations, réductions ou insertions

Ajoutez cet article à votre site Web en copiant le code ci-dessous.