Côte d’Ivoire: mise en place d’un comité de suivi des financements chinois

Des employés chinois sur le canal Vridi, à Abidjan, en Côte d'Ivoire.
© ©ISSOUF SANOGO/AFP

La Côte d’Ivoire va mettre en place un comité de suivi des financements chinois. Une décision annoncée au Conseil des ministres cette semaine. Les financements de Pékin en Côte d’Ivoire, comme ailleurs en Afrique, sont de plus en plus importants. L’Afrique en a besoin, mais certains pays commencent à être plus regardants sur leurs résultats.

La Chine est présentée aujourd’hui comme le premier partenaire commercial de l’Afrique. Les partenaires occidentaux et multilatéraux alertent les pays du continent face au risque d’un dérapage de l’endettement auprès de Pékin.

Selon l’économiste Alban Ahouré, cette inquiétude est l’un des éléments à l'origine de la décision de créer un comité de suivi en Côte d'Ivoire : « Cela peut être un élément important, mais pas le seul puisque nous avons beaucoup plus d’autres éléments comme : comment attirer ces capitaux dans un environnement de concurrence mondiale, si on prend le niveau des pays africains qui s’intéressent aux capitaux chinois ? Comment orienter ces capitaux vers les besoins ? Comment faire de telle sorte que ces capitaux aient des impacts réels ? Comment faire de telle sorte que ces investissements soient des investissements de qualité ? Parce qu’on peut avoir des infrastructures routières et autres construites par la Chine et après, il y a des remords quant à la qualité. On peut dire que tous ces facteurs exigent la mise en place d’une structure de veille. »

Le futur comité sera composé de représentants chinois et ivoiriens, il devra ausculter la conduite d’une quinzaine de projets financés par la Chine. Selon l'économiste ivoirien, cette initiative devrait s'étendre à tous les investissements directs étrangers et autres capitaux déployés en Afrique, pour veiller à leur efficacité et surveiller le niveau de l’endettement dans chaque pays. A la fin de l’année dernière, le taux d’endettement de la Côte d’Ivoire était de 42,8%. C’est en dessous de 70%, le seuil fixé par l’Union économique et monétaire ouest-africaine, mais il ne cesse d’augmenter.

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