Le Sénégal va introduire le bracelet électronique

La prison de Reubeuss, au Sénégal.
© AFP/Mamadou Gomis

Le ministre de la Justice a annoncé vendredi 30 décembre que certains prévenus pourraient être équipés d'un bracelet électronique dès 2019. C’est une alternative à des cas précis de détentions préventives, dans le cadre d’un contrôle judiciaire et hors affaires de terrorisme. En tout, 300 suspects attendent leur jugement en prison depuis plus de trois ans.

Ce bracelet électronique, c’est la solution du gouvernement à de longues détentions dans l’attente d’un procès. D’après le Garde des Sceaux Ismaïla Madior Fall, « les procédures techniques ont été réalisées et le procédé bientôt lancé ». Des prévenus seront équipés de bracelets au mieux courant 2019.

L’équipement remplacera les mandats de dépôt, émis en théorie pour préserver les victimes présumées ou le déroulement de l’enquête… La procédure s’est généralisée, de l’aveu même du ministre : « l’emprisonnement s’est banalisé » et systématisé. Il va donc falloir changer les méthodes des procureurs.

Le ministre leur promet des balises claires. Afin de mieux les guider sur qui doit porter un bracelet et rester libre et qui doit attendre en prison. Pour l’instant, impossible de savoir à quelle autorité seront connectés ces bracelets. Les modalités de contrôle ne sont pas connues. Il y a urgence : au Sénégal les prisons sont saturées par ces prévenus écroués.

Sur les 10 562 détenus du pays, près de 4 804 attendent leur jugement en milieu carcéral.

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