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Cédéao Togo

Togo: l’opposition à nouveau dans la rue contre les réformes constitutionnelles

L'Assemblée nationale togolaise.
© PNUD/DR

Au Togo, la coalition de 14 partis de l’opposition a encore fait descendre ses militants dans la rue à travers le pays samedi 1er décembre. Les manifestants dénonçaient le texte de la réforme constitutionnelle soumis à l’Assemblée par le gouvernement, ainsi que la tenue des législatives le 20 décembre prochain, dont l’organisation n’inclut pas l’opposition. Faute de trouver les voix nécessaires, le vote du texte a été ajourné.

Pour la deuxième fois en 72 heures, la coalition de l’opposition a mobilisé ses militants dans les rues de Lomé. Une foule nombreuse, mais en rangs clairsemés, sur une distance d’à peu près 1,5 km de Bè-Gakpoto à la paroisse Maria Goretti.

Ouro Dzikpa Tchatikpi, membre du Parti national panafricain, demande au gouvernement « de tirer les conséquences » de ses échecs. « Le régime doit doit, après que le vin des réformes constitutionnelles soit tiré, et que le délai d'application de ces réformes ait expiré hier sans que ces réformes ne soient faites, alors le régime doit en tirer les conséquences !». En effet, l’Assemblée nationale n’a pas réussi à rassembler vendredi 30 novembre les 4/5e des voix des députés pour adopter le projet de loi de réformes constitutionnelles contesté.

« On ne peut pas organiser des élections dans le contexte actuel où une grande majorité de la population conteste l'organisation unilatérale de ce scrutin », déclarait de son côté, Jean-Pierre Favre, chef de file de l'opposition.

Le président de l’Assemblée nationale, Dama Dramani a fait ajourner le vote du projet et s’en remet à la Communauté économique des États de l'Afrique de l'Ouest (Cédéao), facilitatrice dans la crise politique togolaise. « Étant donné l’implication de la Cédéao dans le projet de réforme, nous n’allons pas aller à l’examen de ce texte, puisqu’il nous faut, pour l’adopter, les 4/5e des membres composant l’Assemblée nationale. »

La situation est dans l’impasse. En attendant la réaction de la Cédéao, la campagne électorale s’ouvre mardi 11 pour les législatives. Ce jour-là, faute de pouvoir manifester - code électoral oblige - l’opposition appelle à une journée « Togo mort ».

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