Nigeria: mandat d'arrêt contre l'ex-ministre du Pétrole Alison-Madueke

Diezani Alison-Madueke (photo d'archives).
© REUTERS/Rick Wilking/File photo

L'agence anti-corruption du Nigeria va lancer un mandat d'arrêt contre l'ex-ministre du Pétrole Diezani Alison-Madueke, actuellement poursuivie au Royaume-Uni, afin qu'elle soit jugée dans son pays pour le détournement présumé de millions de dollars d'argent public. Diezani Alison-Madueke, qui fut ministre de l'ancien président Goodluck Jonathan jusqu'en 2015 et la première femme à diriger l'Organisation des pays exportateurs de pétrole (OPEP), est au centre de plusieurs enquêtes pour blanchiment d'argent et corruption aux Etats-Unis, au Royaume-Uni, en Italie et au Nigeria.

La convocation judiciaire de l'ex-ministre du Pétrole pour le 25 février prochain est une heureuse coïncidence pour le candidat Muhammadu Buhari.

Les élections présidentielles sont programmées pour le 16 février, soit 9 jours avant cette convocation. Le président sortant ne devrait pas manquer de mettre à son bilan une éventuelle extradition prochaine de Diezani Alison-Madueke.

En effet, peu de chance que cette dernière puisse snober cette convocation de la justice nigériane. Suite à son arrestation au Royaume-Uni en octobre 2015, Diezani Alison-Madueke a été libérée sous caution.  Abuja semblait se satisfaire qu'elle soit jugée à Londres.

Ce procès tardant à venir. Ibrahim Magu, le responsable de l'agence anti-corruption a activé une option imparable : le Nigeria et la Grande-Bretagne ont des accords d'entraide judiciaire.

Donc, sauf coup de théâtre, l'ancienne ministre du Pétrole pourrait répondre à plusieurs questions dans les prochains mois devant une cour nigériane. Quid des cadeaux qu'elle aurait offerts et d'autres reçus illégalement dans plusieurs affaires présumées de corruption ?

Elle devrait aussi se justifier sur des actes, considérés comme de la conspiration  par l'agence anti-corruption du Nigeria.

Diezani Alison-Madueke a toujours nié tout détournement d'argent lorsqu'elle était en poste. Si son extradition se voit confirmer, elle devrait avoir une opportunité de s'expliquer devant un juge et des magistrats au Nigeria dans moins de 3 mois.

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