La police critiquée après des violences à la sortie d'un concert à Soweto

La chanteuse Beyoncé et son mari Jay-Z lors d'un concert à à Los Angeles en janvier 2014 (image d'illustration).
© FREDERIC J. BROWN / AFP

En Afrique du Sud, la police est sous le feu des critiques pour sa mauvaise gestion de la sécurité, après le Globen Citizen Festival, qui s’est tenu dimanche dernier à Johannesburg, pour le centenaire de Mandela. De nombreux politiciens et des stars participaient à cet événement pour lever des fonds et rendre hommage à Nelson Mandela juste avant un concert de la chanteuse Beyoncé et de son mari Jay-Z. Mais la foule qui quittait le grand stade de Soweto a été prise pour cible par des gangs de jeunes à la sortie du concert sans aucune intervention de la police, totalement absente.

« Ce qu’il s’est passé après le Global Citizen Festival n’aurait jamais dû arriver ». C’est l’aveu du ministre de la Police, forcé de s’expliquer après plusieurs jours de silence.

Le festival qui avait lieu dimanche 2 décembre au stade FNB de Soweto s’est terminé en cauchemar pour de nombreux spectateurs, quand des gangs de jeunes ont attaqué ceux qui attendaient leurs taxis ou leur Uber pour rentrer chez eux.

La plupart des témoins sont des jeunes qui étaient venus assister au concert de la chanteuse Beyoncé et de son mari Jay-Z. Ils décrivent des agressions à l’aveugle dans la foule terrifiée, les cris, les sacs à main et les portables arrachés et des personnes violentés physiquement. Certaines auraient même été attaquées au couteau et des coups de feu auraient retenti, provoquant des mouvements de panique.

Les témoignages pointent tous l’absence de la police, pourtant très présente à l’entrée du stade, mais invisible lorsque la foule s’est déversée hors de l’enceinte en pleine nuit.

Après l’enthousiasme soulevé par le festival, ces agressions en masse ont choqué les Sud-Africains. La société qui gère les stades sud-africains a demandé une enquête sur l’action de la police. Le ministre a indiqué que 15 arrestations ont eu lieu, il a aussi incité les victimes à porter plainte.

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