Kenya: le concours «Kakuma Got Talent» offre un tremplin artistique aux réfugiés

Le camp de réfugières de Kakuma, au Kenya, prévoit d'ores et déjà d'organiser une 6e édition de son concours.
© Sebastien Nemeth/RFI

Le fameux show télévisé britannique « Got Talent », créé en 2005 et reproduit dans une soixantaine de pays, s'exporte même chez les réfugiés. Samedi 8 décembre, le camp de Kakuma, au Kenya, qui rassemble 186 000 personnes ayant fui 19 pays africains, ont organisé les finales de « Kakuma Got Talent ». Une initiative visant à montrer les capacités des réfugiés en musique, chant, danse ou encore comédie. Les vainqueurs rêvent tous de célébrité.

Le talent est parfois caché, mais il suffit d'une occasion pour le révéler au monde. À Kakuma, les réfugiés ont montré que même sans moyens, ils avaient des capacités insoupçonnées.

D'origine congolaise, Kashindi Mitsima a remporté la catégorie RnB. « Ceux qui méprisent les réfugiés devraient venir à Kakuma et juger par eux-mêmes. J'espère devenir célèbre et participer à plus de concerts. Je rêve que ma musique me fasse sortir d'ici pour aller partout dans le monde. »

De l'argent et un enregistrement pro

Mais les tournées mondiales sont encore loin. Les vainqueurs obtiennent quelques centaines de dollars et un enregistrement professionnel. Wakali Sisi est une troupe de danse mélangeant Congolais, Somalis ou encore Soudanais. Ils attendent un coup de pouce du destin.

« Nous aussi on espère devenirs grands, explique Almas Gerard. Notre talent peut nous faire changer de vie et subvenir à nos besoins. Mais il nous faut un sponsor. Rester ici ce n'est pas assez. On doit sortir. »

Danse, musique, chant... Avec 700 candidats cette année, «Kakuma Got Talent» ne cesse de grandir. © Sebastien Nemeth/RFI

Danseur professionnel, Jefferson Mirangi faisait partie des juges. Il a quelques idées pour que les meilleurs réfugiés aillent plus loin. « Ces gars sont super talentueux. Je suis impressionné. Ils doivent d'abord se faire connaître ici, pour ça il faut plus d'événements culturels. Ensuite, ils ont besoin d'être repérés. Ils pourraient se produire devant des artistes en voyage à Kakuma, des gens qui sont déjà dans l'industrie. »

Avec 700 candidats cette année, « Kakuma Got Talent » ne cesse de grandir. Les organisateurs ont déjà donné rendez-vous pour la 6e édition.

Le camp de Kakuma, au Kenya, rassemble 186 000 personnes ayant fui 19 pays africains © Sebastien Nemeth/RFI

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