SFI: comment adapter l'aide financière aux besoins des start-ups africaines ?

La SFI fait aussi du plaidoyer auprès des gouvernements africains, afin qu'ils soutiennent les startups et les incubateurs (illustration: l'application OpenStreetMap).
© RFI/Delphine Bousquet

A Charm El-Cheikh, en Egypte, l'Africa Forum, qui réunit des centaines d'entrepreneurs et de dirigeants africains, se tient ce week-end. A cette occasion, la SFI (Société financière internationale) lance son initiative « Les cent prochaines startups africaines ». La SFI a dépensé 100 millions de dollars dans les startups du continent ces cinq dernières années et entend développer cet effort.

La Banque mondiale aide les Etats et la SFI, sa branche privée, aide les entreprises. Partant du constat que 90 % des emplois en Afrique sont créés par les petites et micro-entreprises, la SFI entend soutenir les jeunes pousses. En cinq ans, 100 millions d'euros ont été investis dans les startups africaines. « Là, je viens de signer deux 'deals'. Un d’un million avec une startup égyptienne et un de six millions avec une startup au Nigeria », nous explique Philippe Le Houérou, directeur général de la SFI.

Mais la SFI ne peut pas tout faire, et notamment elle n'intervient pas sur les tranches de crédits compris 50 et 500 000 dollars. Or cette tranche est indispensable pour les entreprises qui démarrent. Il faut donc attirer les banques et les fonds d'investissement.

« Il faut être beaucoup plus proactif que l’on ne l’a été dans le passé en travaillant avec des Ventures Capitalists Funds, par exemple Partech Ventures qui est à Paris et que j’ai rencontré pour qu’ils occupent entre les 50 et les 500 000 dollars », poursuit Philippe Le Houérou.

La SFI fait aussi du plaidoyer auprès des gouvernements africains, afin qu'ils soutiennent les startups et les incubateurs. En mettant en place des incitations fiscales et des législations adaptées, ce qui manque encore trop souvent aux yeux des entrepreneurs.

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