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Madagascar

Présidentielle malgache: les deux candidats peinent à convaincre les indécis

Les deux rivaux à la présidentielle malgache, Marc Ravalomanana et Andry Rajoelina, le 16 décembre 2018 lors d'un débat télévisé.
© Gianluigi Guercia/AFP

Dans deux jours, les Malgaches retourneront aux urnes pour départager au second tour de la présidentielle Andry Rajoelina et Marc Ravalomanana, les deux rivaux crédités au premier tour respectivement de 39 et 35 % des voix. Ce 16 décembre, les deux finalistes se sont affrontés lors d'un ultime débat télévisé retransmis en direct.

Les deux candidats à la présidentielle malgache, Andry Rajoelina et Marc Ravalomanana, ont-ils réussi à convaincre les électeurs qui n’ont pas voté pour eux ainsi que les abstentionnistes puisque 45% des électeurs ne se sont pas rendus aux urnes lors de ce premier tour ?

De l’avis de tous, le débat de ce 16 décembre était plus constructif que le premier qui avait lieu une semaine plus tôt et qui s’était transformé en véritable foire d’empoigne entre les deux hommes, faisant éclater leur animosité.

Le débat d'hier soir était plus maîtrisé. Les deux candidats ont pu présenter leurs projets et afficher leurs différences même s’ils ont continué à s’attaquer sur le passé. Marc Ravalomanana accuse en effet Andry Rajoelina de l’avoir évincé par un coup d’État en 2009. Cette élection implique donc une revanche. Pour l'analyste politique Ange Raodin, les deux candidats n’ont pas réussi à s’attirer de nouveaux votes ce 16 décembre.

« Comme ce n’est pas un débat sur des idées, mais surtout sur des personnalités et des bilans, ils n'ont pas convaincu les indécis et les abstentionnistes, peut-être quelques indécis à la marge qui se sont quand même déplacés au premier tour et qui ont voté pour les 34 autres candidats et qui se demandent si cela serait intéressant pour eux de revenir aux urnes ou pas », explique-t-il.

Pour l’analyste Sandra Rabenary, ces débats ont surtout été un duel d’égo, ce qui est inquiétant, car tout est à reconstruire et cela sera impossible si les gens ne travaillent pas ensemble. Le taux d’abstention, qui va accentuer ou resserrer l’écart entre ces deux candidats est la grande inconnue de ce deuxième tour.

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