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Madagascar

Présidentielle à Madagascar: l'observatoire indépendant Safidy mobilisé

Les deux candidats à l'élection présidentielle malgache, Andry Rajoelina (droite) et Marc Ravalomanana (gauche) le 9 décembre 2018.
© Mamyrael / AFP

A Madagascar, la société civile renforce sa mission d'observation pour le second tour de l'élection présidentielle qui aura lieu demain, mercredi 19 décembre. Près de 10 millions d'électeurs sont appelés aux urnes. Lundi, l'observatoire indépendant Safidy a annoncé le déploiement de plus 7000 observateurs nationaux dans 34 districts de la Grande île. C'est la plus grande mission d'observation électorale nationale. Une mission qui permettra de répertorier et de prévenir les fraudes et les mauvaises pratiques pendant le scrutin.

Avec 1 300 observateurs de plus qu'au premier tour, la société civile entend poursuivre sa contribution à un scrutin transparent et crédible.

Marie Stella Razanamahefa, responsable technique de cet observatoire indépendant, est plutôt confiante pour l'élection de demain même si la fiabilité du déroulement du premier tour a été fortement remise en cause par les différents candidats et de nombreux électeurs : « Il y a [eu] quelques incidents. A titre d’exemple: la distribution des cartes électorales, le retard de l’ouverture des bureaux de vote, l’insuffisance des matériels de vote lors de l’ouverture des bureaux de vote. Ça par exemple ce sont des recommandations qu’on a adressées à la Céni. Ils ont pris en compte quelques recommandations. »

Pour ce second tour, la société civile mise aussi sur la collaboration des citoyens, notamment pendant le comptage des voix, moment propice aux fraudes, indique Harnelle Rakotobe, membre de l'observatoire : « Nous avons mis en place trois numéros verts par lesquels les citoyens nous appellent pour dénoncer les mauvaises pratiques, nous explique t-elle. Par exemple, les [fraudes] sur le terrain et ensuite nous recoupons pour faire des recours. »

Hier, cette mission d'observation nationale a déjà déploré la décision « unilatérale » de la Céni d'organiser le débat entre les deux candidats à huis clos. Une marque du manque d'inclusion des différents acteurs du processus électoral, estime-t-elle.

à (re)lire: Ravalomanana-Rajoelina: deux ex-présidents à la reconquête de leur pays

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