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RDC

Elections en RDC: les autorités annoncent des mesures pour sécuriser le scrutin

Le ministère de l'Intérieur a annoncé que des membres de l'armée congolaise seraient mobilisés pour sécuriser le vote (photo d'illustration).
© KUDRA MALIRO / AFP

Après une semaine de campagne marquée par des épisodes de violences meurtrières, le ministère de l'Intérieur a révélé lundi 17 décembre les grandes lignes du dispositif sécuritaire prévu pour le jour des élections présidentielle, législatives et provinciales du 23 décembre prochain. Fermeture des frontières terrestres et renforts militaires sont prévus.

Deux policiers seront théoriquement présents aux abords de chacun des quelque 75 000 bureaux de vote selon le ministre de l'Intérieur Henri Mova. D'autres seront déployés dans plusieurs sites jugés stratégiques ainsi qu'aux postes-frontière.

Des frontières terrestres qui seront bouclées de minuit à minuit le jour du scrutin, explique le ministère. « Nous devons nous protéger de toute intrusion extérieure », justifie-t-il. Les vols internationaux seront en revanche maintenus.

L'armée congolaise sera également mobilisée en renforts, mais pas aux abords directs des bureaux de vote, promet le ministre. « Seule la police est autorisée à sécuriser de façon visible le processus électoral », explique-t-il. Le plan de déploiement précis de ces forces armées est tenu secret.

« Elles seront déployées et en alerte maximum partout où la répression sera nécessaire face aux groupes armés qui viendrait torpiller le processus », explique en Henri Mova. « Nous mettrons tout en branle pour décourager tout acte d'incivisme », prévient aussi le ministre.

Quant à la Monusco, interpellée lundi par l'organisation Human Rights Watch qui estime que la mission des Nations unies devrait « déployer des soldats de maintien de la paix dans les points chauds prévisibles » le jour du scrutin, elle fait savoir que des équipes chargées de recenser d'éventuelles violations des droits de l'homme seront sur le terrain, mais pas de casques bleus.

Ce que sont en train de faire les forces de sécurité congolaises est extrêmement dangereux. Le pays est au bord du gouffre, on est à moins d’une semaine des élections et, au lieu de calmer la situation, les forces de sécurité mettent de l’huile sur le feu en réprimant dans la violence et dans le sang les manifestations de l’opposition, en essayant d’intimider les membres de l’opposition pour qu’ils ne fassent pas de rassemblement public.

Philippe Bolopion, chargé de plaidoyer à Human Rights Watch
18-12-2018 - Par Anne Cantener

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