La coopération militaire contre le terrorisme au cœur de la visite de Kaboré en France

Le président burkinabè Roch March Christian Kaboré et le président français Emmanuel Macron à l'entrée de l'Elysée, le 17 décembre 2018.
© ludovic MARIN / AFP

Le président burkinabè Roch Marc Christian Kaboré a déjeuné lundi 17 décembre avec Florence Parly, la ministre des Armées, avant de s’entretenir dans l’après-midi avec son homologue français Emmanuel Macron. Les deux chefs d’Etat ont longuement évoqué les questions de sécurité. La France et le Burkina Faso ont à cette occasion renouvelé un accord intergouvernemental de défense pour améliorer le cadre juridique de la coopération militaire entre les deux pays.

Ces derniers mois, la force Barkhane est venue prêter main forte à plusieurs reprises à l’armée burkinabè dans sa lutte contre les groupes jihadistes. Une situation nouvelle que les deux pays ont voulu encadrer en signant lundi une nouvelle version de l’accord intergouvernemental de défense de 2015.

« Il était important que ce type d’activité, qui peut se mener sur le territoire, soit couvert juridiquement, et ne pas être improvisé par simple appel, a expliqué Roch Marc Christian Kaboré. Même si cela a été fait par amitié ou solidarité, il n’en demeure pas moins qu’il faut un cadre juridique qui permette d’établir le rôle, les missions, et les fonctions de chacun dans ce combat contre les terroristes que nous menons en partenariat. »

Si Paris n’entend pas renforcer sa présence militaire sur place, la France s’est dite toutefois prête à aider le Burkina Faso en termes de formation, de conseil et d’équipement. « La France continuera de soutenir, à la demande des autorités burkinabè, l’effort en cours de modernisation du dispositif sécuritaire et judiciaire », a souligné le président Emmanuel Macron.

Le ministère français des Armées a ainsi annoncé lundi soir la livraison au Burkina Faso de 34 pick-up armés en 2019.

L’ensemble de cette lutte contre le terrorisme est urgente. Car, aujourd’hui, nous avons près de 600 écoles qui sont fermées entre l’est, le Sahel et le nord du Burkina Faso. Ce sont des chiffres qui en disent long.

Roch Marc Christian Kaboré
18-12-2018 - Par Pierre Firtion

Le président burkinabè poursuit ce mardi sa visite en France. Il se rend à l'université de Dijon où il a suivi une partie de ses études et dont il sera fait docteur honoris causa.

Republier ce contenu

Vous êtes libres de republier gratuitement cet article sur votre site internet. Nous vous demandons de suivre ces Règles de base

Le Partenaire s'engage à ne pas porter atteinte au droit moral des journalistes. A ce titre, le Contenu devra être reproduit et représenté par le Partenaire tel qu'il a été mis à disposition par RFI, sans modifications, coupures, ajouts, incrustations, altérations, réductions ou insertions

Ajoutez cet article à votre site Web en copiant le code ci-dessous.