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RDC

RDC: des mouvements de la société civile appellent à une transition citoyenne

Un militant de la majorité présidentielle colle une affiche électorale à Lubumbashi, le 20 décembre 2018.
© Caroline Thirion / AFP

Le nouveau report du scrutin du 23 au 30 décembre est loin de faire l'unanimité en RDC. Hier les réactions se sont multipliées chez les acteurs de ces élections. Parmi eux, les différents mouvements de la société civile société civile. La majorité de cette dernière s'insurge face à ce nouveau report d'élections attendues depuis fin 2015.

Consternation, déception ou révolte, les qualificatifs varient mais le constat est le même : ce nouveau report ne règle rien. Au contraire.

Pour Jean Chrysotome Kijana, président de la nouvelle dynamique de la société civile, c'est même une fuite en avant après deux  reports déjà ces deux dernières années. « Nous restons très sceptiques, dit-il, et nous ne voyons pas la Céni organiser ces élections à la date du 30 décembre. Pourquoi disons-nous cela? Parce qu'à l'intérieur de la république, il n'y a pas de trace de matériel de la Céni, il n'y a pas de trace de la machine à voter, il n'y a pas de trace de bulletins dans plusieurs villages, dans plusieurs bureaux de vote. » Exemple dans le territoire de Shabunda dans le Sud-Kivu où le matériel électoral n'est pas encore arrivé.

Face à cette incapacité à organiser des élections et les nombreux retards logistiques, les mouvements citoyens demandent la démission du président de la commission électorale mais aussi celle du président Joseph Kabila après le 23 décembre.

Nera Kanyinda, porte-parole du mouvement Engagement citoyen pour le changement, estime qu'« avec M. Kabila, de bonnes élections ne seront jamais organisées. Pour cela, il faut que le processus électoral soit assaini et il ne le sera que par un gouvernement de la société civile qui va pouvoir diriger les choses afin qu'il y ait des élections crédibles et démocratiques ».

C'est donc un appel à une transition citoyenne avec une personnalité de la société civile à la tête du pays. Des appels similaires avaient déjà été lancés fin 2016 par des intellectuels de la diaspora congolaise sans avoir été alors entendus.

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