Madagascar: la Céni épluche les derniers bulletins de vote

Un membre de la Céni passe devant les ordinateurs qui reçoivent les résultats des élections malgaches (image d'illustration).
© AFP PHOTO / RIJASOLO

A Madagascar, j-1 un avant l'annonce des résultats provisoires de l'élection présidentielle. Une élection qui oppose deux anciens chef d'Etat : Andry Rajoelina crédité de 55% des voix contre 44% pour Marc Ravalomanana selon les tendances partielles de la Céni. Alors que les résultats des derniers bureaux de vote sont en train d'être comptabilisés au siège de la Céni et que la victoire s'éloigne pour Marc Ravalomanana, les représentants du candidat, qui dénonce des fraudes, demande un recomptage de voix.

Plus d'une centaine d'agents de la Céni s'activent jour et nuit pour traiter les résultats de l'élection. Dans l'un des hangars, des représentants de Marc Ravalomanana s'affairent à vérifier procès-verbaux, bulletins de vote et feuilles de dépouillement avec des membres de la Commission.

« Là, regardez, il s'agit d'un bureau de vote où il n'y a pas eu de dépouillement public étant donné que les bulletins uniques étaient encore pliés. Quand on regarde ce qu'ils ont mis au niveau de la Céni, Andry Rajoelina a gagné à 100%, alors qu'il y a absence de procès-verbal concernant ce bureau de vote », juge Andry Rakotomalala, mandataire de Marc Ravalomanana.

Des anomalies qui seraient présentes à grande échelle selon Andry Rakotomalala : « Il y a fraude massive, il y a eu bourrage d'urnes, avec les mêmes signatures partout, pas de feuille de dépouillement, pas de PV, rien. La Céni ne devrait pas annoncer ces résultats tant que ces problèmes-là ne sont pas élucidés. »

« Le gros du travail, c'est le recomptage des voix ; mais à eux de signaler ce qu'il semble être des anomalies selon eux. Nous ne pouvons pas modifier ni les documents, ni les résultats des bureaux de vote », explique Andriamamitiana Ravojaharison, le chef du service des opérations pré-électorales de la Céni.

Si le camp de Marc Ravalomanana remet en cause la crédibilité du scrutin et de la Céni pour ce second tour de l'élection, lors du premier tour, aucune requête ou plainte n'avait finalement été déposée par ce candidat.

Marc Ravalomanana aura deux jours après l'annonce des résultats provisoires pour déposer plainte auprès de la Haute Cour constitutionnelle.

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