Mauritanie: les partisans du président Aziz font le forcing pour un 3e mandat

Le président Mohamed Ould Abdel Aziz glisse son bulletin dans l'urne dans un bureau de vote de Nouakchott, lors du premier tour des élections municipales et législatives, le 1er septembre 2018.
© AHMED OULD MOHAMED OULD ELHADJ / AFP

En Mauritanie, la polémique s’accentue autour d’un éventuel troisième mandat du président mauritanien. Mohamed Ould Abdel Aziz a dit et répété qu’il ne sera pas candidat en 2019 après dix ans au pouvoir. Mais ses partisans ne l’entendent pas de cette oreille. Pour le convaincre d’aller vers un troisième mandat, les ressortissants de toutes les régions multiplient depuis plusieurs semaines les meetings dans la capitale. Jeudi soir, ce sont les cadres de la région de l’Adrar qui se sont réunis à Nouakchott.

Les ressortissants de l’Adrar ont rempli le Palais des congrès de Nouakchott à la faveur d’une démonstration de force qui rappelle les ferveurs des campagnes électorales. Ils ont énuméré les réalisations du chef de l’Etat dans divers domaines, notamment en matière de sécurité et d’infrastructures.

Mais pour eux, l’œuvre entamée il y a dix ans n’est pas achevée. « La majorité présidentielle, présente dans cette manifestation et dans d’autres, pense que nous avons besoin de continuer ce programme-là et de continuer avec le président de la République actuel, qui est l’auteur, justement de ce changement-là. Ces changements que nous souhaitons ne sont pas encore terminés », estime le président du Conseil régional de l’Adrar Yahya Abdel Taha Ba.

Le président mauritanien ne peut se représenter sans amender la Constitution. C’est ce que rappelle le premier vice-président du Rassemblement des Forces démocratiques Mohamed Mahmoud Ould Lemat. « Les dispositions de la Constitution concernant la durée du mandat du président de la République sont verrouillées. Il est interdit au chef de l’Etat de les toucher par voie référendaire. »

Interrogé sur ses meetings qui appellent à un troisième mandat, le porte-parole du gouvernement mauritanien a précisé que le gouvernement ne se sentait pas concerné par ces déclarations et que la liberté d’opinion était garantie dans le pays.

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