Discours à la nation: Biya n'a pas convaincu sur la crise au Cameroun anglophone

Le leader du parti Mouvement pour la renaissance du Cameroun (MRC), Maurice Kamto, lors de son discours de fin d'année, le 31 décembre 2018.
© RFI/Capture d'écran

Au Cameroun, Paul Biya a, dans ses vœux à la nation, évoqué comme l'année dernière, la crise dans les régions de l'ouest à majorité anglophone. Sa gestion de ce dossier a été critiqué par son rival à la dernière présidentielle, Maurice Kamto, qui s'exprimait lui aussi ce 31 décembre au soir.

Dans ses voeux à la nation ce 31 décembre 2018, le président camerounais a rappelé qu'il avait lancé un appel aux séparatistes pour qu'ils déposent les armes et promis qu'ils pourraient bénéficier d'un processus de démobilisation et de réinsertion.

L'un des rivaux de Paul Biya à la dernière élection présidentielle a lui aussi pris la parole hier soir. Maurice Kamto, qui revendique toujours la victoire, a tenu des propos très directs, accusant le chef de l'Etat de sacrifier le sort des siens pour son ego.

« Approche parcellaire » et impasse

Le leader du parti Mouvement pour la renaissance du Cameroun (MRC) a dénoncé tout particulièrement la gestion de la crise anglophone. « On n’est point étonné qu’une telle approche parcellaire nous conduise à une impasse car comment comprendre la mise en œuvre du processus de désarmement, de démobilisation et de réinsertion sans le préalable de la négociation d’un cessez-le-feu ? » a-t-il demandé.

Enfin, la crise anglophone a également été évoquée par le leader sécessionniste, Samuel Sako, président par intérim de la République autoproclamée d'Ambazonie. Installé aux Etats-Unis, il a commenté les exactions commises dans les zones anglophones et les récentes tensions entre les différents groupes armés.

« Tous les enlèvements pour réclamer une rançon, le fait de tuer un citoyen ou un autre combattant, ainsi que toute autre forme de criminalité, sont strictement interdits », a-t-il martelé.

Le leader sécessionniste a également indiqué qu'il ne participerait pas à la conférence anglophone souhaitée par les responsables religieux, mais déjà reportée à deux reprises. Selon lui, ce rendez-vous est une bonne initiative, mais devrait se tenir hors du territoire camerounais, pour permettre à la diaspora d'y participer.

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