Gabon: nombreuses réactions aux vœux d'Ali Bongo

Le président du Gabon, Ali Bongo en train de voter lors du scrutin du 6 octobre 2018 (photo d'illustration).
© Steve JORDAN / AFP

Au Gabon, la dernière sortie d’Ali Bongo à l’occasion d’un message des vœux à la nation continue à susciter des réactions. Si les partisans du pouvoir sont soulagés d’avoir des nouvelles preuves de vie, l’opposition est sceptique. Reportage dans plusieurs QG politiques à Libreville.

Louis Gaston Mayila est le chef de file de la coalition des 44 partis de l’opposition qui exige la mise à plat de toutes les institutions et l’instauration d’une transition de 2 ans avec un président de la République transitoire. La vidéo d’Ali Bongo ne l’a pas convaincu. « Pourquoi c’est au Maroc qu’il fait ça ? Pourquoi ce n’est pas ici, où ceux qui l’aiment sont inquiets ? Ou même ceux qui veulent le combattre aimeraient le voir ici pour le combattre. »

Même réaction de la coalition des partis de l’opposition qui exige la mise en place d’un collège des médecins gabonais pour évaluer les capacités d’Ali Bongo de diriger le Gabon. Alexandre Barro Chambrier, leader de cette coalition, estime que la réapparition d’Ali Bongo ne lève pas les doutes : « Plus que jamais cette vidéo montre une situation pleine d’incertitudes, qui nécessite la mise en place urgente de cette commission médicale. »

La vidéo d’Ali Bongo est la preuve qu’il est vivant. Malgré la maladie, il a toutes ses facultés pour diriger le Gabon, s’est réjoui Guy Christian Mavioga, membre de la majorité présidentielle. « Le président de la République vient clore, par cette sortie, le débat sur une certaine vacance que certains envoûtés de la nation ont voulu mettre sur la place publique », a-t-il affirmé.

Le président est à la tache, le président est pleinement dédié à sa fonction... Le président préside...

Ike Ngouoni, porte-parole de la présidence
01-01-2019 - Par Jean-Jacques Louarn

La nouvelle preuve de vie d’Ali Bongo coïncide avec la grande opération de redistribution des postes qui pointe à l’horizon suite aux dernières élections législatives remportées par le parti au pouvoir.

On n'a pas été rassurés, on n'a pas su exactement quel était le programme...

Wilson-André Ndombet, chercheur et professeur à l'université Omar Bongo
01-01-2019 - Par Jean-Jacques Louarn

 

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