Tchad: Idriss Deby annonce le rétablissement des salaires des fonctionnaires

Le président tchadien Idriss Déby le 28 août 2017 à Paris.
© ludovic MARIN / AFP

Au Tchad, les syndicats réagissent à l'engagement du chef de l'Etat dans ses vœux à la nation de restaurer les salaires des fonctionnaires amputés dans le cadre des mesures d'austérité. Si certains syndicalistes saluent la décision d'Idriss Deby, d'autres demandent mieux.

Dans son message à la nation, Idriss Déby a annoncé qu’il entend respecter les termes de l’accord conclu en octobre 2018 entre le gouvernement et les syndicats. L’accord prévoit le rétablissement progressif des indemnités de fonctionnaires, coupées depuis deux ans, pour faire face à la crise financière que traverse le pays.

« On attend jusqu’à la fin du mois »

C’est une bonne chose, pourvu que la promesse soit tenue, estime le secrétaire général de la Confédération libre des travailleurs du Tchad (CLLT), Brahim Ben Seid : « C’est vrai, nous avons signé plusieurs accords et ils ont été dans l’eau. Cette fois-ci, étant donné que le chef de l’Etat, le chef du gouvernement qui s’engage à pouvoir respecter cet accord et qui est pris en compte dans le budget 2019, d’avance on ne peut pas déjà se frotter les mains pour dire que tout est OK. Mais on attend jusqu’à la fin du mois ».

Pour l’Union des syndicats du Tchad (UST), l’annonce présidentielle est un non-évènement. Le gouvernement aurait dû faire pareil, comme avec les militaires, c’est-à-dire restaurer entièrement les salaires et les indemnités qui ont été coupés. Gounoung Vaima Gan-Fare est le secrétaire général de cette centrale syndicale : « Il ne faut pas avoir deux poids, deux mesures puisque le président de la République vient de signer déjà un décret annulant les 16 mesures aux zones armées. Il va de soi que les travailleurs s’attendaient effectivement à ce que la même chose va être généralisée. C’est tout ».

Un nouveau cycle de grèves ?

Si les salaires du personnel civil de la fonction publique ne changent pas fin janvier, le Tchad pourrait retomber dans un nouveau cycle de grève, comme on l’a observé pendant ces deux dernières années.

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