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Burkina Faso

Burkina Faso: désolation après les affrontements intercommunautaires de Yirgou

La province de Sanmatenga où se trouve le village de Yirgou est au centre-nord du Burkina Faso.
© fr.wikipedia.org

Au Burkina Faso, le bilan des affrontements inter-communautaires qui ont suivi l'attaque du village de Yirgou, à 200 kilomètres au nord de Ouagadougou a été revu à la hausse hier, vendredi 4 janvier. Il est au total de 46 personnes tuées, selon le porte-parole du gouvernement. Un bilan encore provisoire qui suscite la consternation.

Le 1er janvier, des terroristes présumés avaient fait irruption dans le village de Yirgou. Ils y avaient assassiné le chef et six autres personnes. En représailles, les villageois se sont attaqués aux éleveurs peuls de la région faisant 39 victimes. Des chiffres communiqués ce vendredi par le porte-parole du gouvernement, Remis Fulgance Dandjinou.

RFI a joint Mathias Ouedraogo, député de Sanmatenga (centre-nord du pays), la province où est situé le village de Yirgou. Il se déclare affligé.

Ecoutez le témoignage de Mathias Ouedraogo, député de Sanmatenga, la province où est situé Yirbou
05-01-2019 - Par Laura Martel

« Mes sentiments sont des sentiments de tristesse et de désolation parce que, à ma connaissance, c’est la première fois que cela arrive au Burkina Faso. Au Burkina Faso nous avons la chance de vivre ensemble entre les différentes communautés. On n’a jamais connu ce genre de problèmes entre les populations».

Tous doivent travailler « à ce que la paix y revienne, à ce que les populations puissent se parler davantage », ajoute Mathias Ouedraogo car « L’objectif premier recherché par ces terroristes c’est d’opposer les populations entre elles pour mieux imposer leur idéologie et pour semer la terreur. Je pense que les populations doivent comprendre cela et se ressaisir rapidement pour cultiver la cohésion entre elles ».

Depuis les affrontements les populations vivent dans la crainte, elles « s’interrogent (sur) leur avenir. Elles se demandent comment sera demain. Il faut que les forces de défense et de sécurité soient sur place parce que certaines familles ont quitté les lieux ».

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