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Libye

Libye: série de mandats d'arrêt contre des chefs de guerre

Abdelhakim Belhaj, leader du parti al-Watan et ancien chef du conseil militaire de Tripoli, le 12 août 2015.
© FABRICE COFFRINI / AFP

En Libye, le procureur général de Tripoli a émis jeudi dernier un mandat d'arrêt contre 36 personnes, 6 Libyens et 31 personnes appartenant à différents mouvements de la rébellion tchadienne et soudanaise. Certaines de ces personnes sont en Libye et d'autres vivent ailleurs. Les Libyens sont accusés d'avoir entretenu des relations avec les rebelles tchadiens et les Soudanais d'association de malfaiteurs qui menacent la sécurité de l'Etat. Les associations libyennes des droits de l'homme ont salué cette décision.

L'annonce a eu l'effet d'une bombe à Tripoli. C'est la première fois que le procureur général émet des mandats d'arrêt contre des chefs de guerre en Libye. Dans le passé, des mandats d'arrêt ont été émis contre des membres de l'organisation Etat islamique et d'autres milices extrémistes, ou alors contre des responsables de l'ancien régime.

Sur la liste on retrouve Abdelhakim Belhaj, un ancien d'Afghanistan, devenu chef de guerre en Libye après 2011, et aussi chef d'un parti politique, al-Watan.

On retrouve également Ibrahim al-Jadran accusé d'avoir mené des attaques contre les champs pétroliers dans le centre du pays en association avec des Tchadiens et des Soudanais.

Les autres Libyens visés auraient commis d'autres crimes, comme l'attaque, en mai dernier, de la base militaire de Tamanhant dans le sud ou des actes de violence et d'enlèvements.

Parmi les Tchadiens accusés figurent plusieurs dirigeants des mouvements rebelles comme Timan Ardami, Mohamad Hassan Boulmaye, Mahamat Mahdi Ali, Mohamad Nouri, Kingabé Ougouzeimi de Tapoul.

Pami les Soudanais listés, il y a Mini arko Minaoui, un chef rebelle du Darfour, et Moussa Hilal, chef de la milice Janjawid qui est impliqué dans des opérations de trafic d'armes en Afrique selon plusieurs rapports internationaux.

Sur les réseaux sociaux, beaucoup de Libyens se sont demandés à quand des mandats d'arrêts contre d'autres chefs de guerre et des milices qui font la pluie et le beau temps en Libye depuis des années.

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