Madagascar: Marc Ravalomanana félicite Andry Rajoelina

Marc Ravalomanana devant la Haute Cour constitutionnelle, mardi 8 janvier 2019, avant l'annonce des résultats définitifs.
© Mamyrael / AFP

Marc Ravalomanana a concédé sa défaite à l’élection présidentielle face à Andry Rajoelina, mercredi 9 janvier, dans un message enregistré. Trois minutes en forme d’apaisement. Un ton visiblement repris par l’ensemble de son clan.

Au lendemain des résultats officiels, Marc Ravalomanana s’est exprimé pour la première fois. Dans un message enregistré de trois minutes, il concède sa défaite, félicite le gagnant et en appelle à la réconciliation des Malgaches.

La HCC a rendu sa décision (mardi), selon laquelle c'est Andry Rajoelina qui a été élu président de la République de Madagascar. Je le félicite et lui souhaite du succès dans l’accomplissent de la tâche qui lui incombe. J'ai visité plusieurs régions, et j'ai constaté ce que le peuple malagasy subit. 92% d'entre eux vivent dans la misère, ils ont besoin d'aide, ils ont besoin qu'on s'intéresse à eux de près...
Ecouter un extrait du message de Marc Ravalomanana, candidat malheureux à la présidentielle
09-01-2019 - Par Sarah Tétaud

Demandes d’interviews rejetées, téléphones éteints. Mercredi, au sein du clan Ravalomanana, l’heure était à la discrétion. Au K25 (le comité de soutien du candidat numéro 25), on pansait ses plaies.

Toutefois, à l’instar de leur leader, les cadres du parti TIM ont reconnu la victoire du concurrent Andry Rajoelina, principalement sur les réseaux sociaux. Certains n’ont d’ailleurs pas attendu la déclaration officielle du chef pour donner leur point de vue.

C’est le cas pour le coordonnateur national de campagne, Serge Zafimahova, qui dès mardi soir « prenait acte », écrivait-il sur sa page Facebook « de la décision de la HCC » et souhaitait bonne chance au nouveau président. Ce dernier n’a toutefois pas caché sa colère envers les institutions électorales du pays. « Les membres de la Céni et de la HCC sont des hontes de la République, mais si on ne respecte pas un minimum de cadre institutionnel, le pays ira vers le chaos », a-t-il pris le soin d’ajouter.

D’autres ont préféré rester positifs. Comme le patron de presse et homme d’affaires controversé Mbola Rajaonah, qui préfère parler lui de « victoire pour le pays avec une élection qui est allée au bout ».

Au nom de l’intérêt supérieur de la nation, de la stabilité politique et donc économique, on semble prêt, dans le clan Ravalomanana, à s’apaiser. Du moins, jusqu’à l’investiture, le 19 janvier prochain.

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