Republier
Côte d'Ivoire

Côte d'Ivoire: nouvelle convocation du maire élu du Plateau

Scène de rue à Abidjan (illustration), juillet 2018.
© REUTERS/Luc Gnago

A Abidjan la polémique autour de la mise sous tutelle de la commune du Plateau se poursuit. Avec quatre autres municipalités, le Plateau a été placé la semaine dernière sous délégation spéciale parce que le conseil municipal n’a pu y être installé dans les temps, c’est-à-dire avant le 31 décembre. Les quatre premières communes sont des municipalités où l’élection a été rejouée mi décembre et dont on attend toujours la validation des résultats. Mais ce n’est pas le cas du Plateau, dont le maire élu est dans le collimateur du procureur.

Ce mercredi, des policiers se sont rendus au domicile de Jacques Ehouo, le vainqueur PDCI des municipales au Plateau afin de lui remettre une nouvelle convocation. Mais ils ne l’y ont  pas trouvé. Depuis le début du mois, la police cherche à entendre le député PDCI, accusé d’avoir participé à des détournements de fonds quand il était dans l’équipe de l’ancien maire, Noël Akossi Bendjo, révoqué il y a cinq mois.

Immunité parlementaire

Mais le député Ehouo refuse de se rendre à cette convocation invoquant son immunité parlementaire. Immunité qui le protège d’une arrestation mais pas d’éventuelles poursuites. Ses avocats, eux, dénoncent des manœuvres politiques visant à empêcher Jacques Ehouo de devenir maire.  A la dernière minute, le 13 décembre dernier, le préfet a fait annuler l’installation du conseil municipal au Plateau. Installation qui n’a ensuite pas été reprogrammée avant la date butoir du 31 décembre. 

« Le procureur a été saisi deux fois. La première fois avant les municipales, une deuxième fois après, au sujet de soupçons de mauvaise gestion de la mairie du Plateau », argue le porte-parole du gouvernement qui qualifie cette mise sous tutelle de « mesure conservatoire, le temps que la justice fasse ses preuves ». « Installer un conseil municipal dans un tel contexte pourrait freiner l’exécution de la décision judiciaire », ajoute encore Sidi Touré.

Quel fondement légal ?

« C’est quoi le fondement légal de tout ça ? » s’indigne l’un des avocat de Jacques Ehouo, Me Claver N’dry qui s’étonne de n’avoir toujours pas vu l’arrêté ministériel qui ordonne et justifie la mise sous délégation spéciale du Plateau.

Republier ce contenu

Vous êtes libres de republier gratuitement cet article sur votre site internet. Nous vous demandons de suivre ces Règles de base

Le Partenaire s'engage à ne pas porter atteinte au droit moral des journalistes. A ce titre, le Contenu devra être reproduit et représenté par le Partenaire tel qu'il a été mis à disposition par RFI, sans modifications, coupures, ajouts, incrustations, altérations, réductions ou insertions

Ajoutez cet article à votre site Web en copiant le code ci-dessous.