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RDC

RDC: la période de recours pour la présidentielle arrive à échéance

Compilation des résultats de l'élection présidentielle en RDC du 30 décembre par les agents de la Céni, à Kinshasa, le 4 janvier.
© REUTERS/Baz Ratner

C'est ce samedi que prend fin la période de recours pour la présidentielle contestée en République démocratique du Congo. La Cour constitutionnelle aura ensuite sept jours pour rendre ses décisions avant la proclamation définitive des résultats. L'opposant Martin Fayulu est le seul à avoir confirmé qu'il allait se rendre à la Cour constitutionnelle. Sa coalition Lamuka a assuré que ce dernier a obtenu 61% des voix et non pas les 34,8% annoncés par la Céni.

Qui va déposer des recours et comment ? Du côté de Cach, la coalition du vainqueur proclamé, Félix Tshisekedi, on dit logiquement ne pas voir l'intérêt d'opérer une telle démarche.

Tous les partis disaient connaître des difficultés pour faire remonter les informations et procès-verbaux faute d'internet. C'est l'une des raisons avancées par la coalition au pouvoir, le Front commun pour le Congo, pour ne pas avoir encore déposé un recours en faveur de son candidat Emmanuel Ramazani Shadary, alors même que le FCC se dit surpris par ces résultats.

Son porte-parole, Barnabé Kikaya, assure que leur compilation des résultats se poursuit, mais qu'ils ne sont pas sûrs de pouvoir présenter un recours dans le délai de 48h prévu par la loi.

Sur les trois principaux candidats à la présidentielle, Martin Fayulu est le seul qui a confirmé son intention de déposer des recours. Même si du côté de sa coalition Lamuka, on évoque toute une série de contraintes : les procès-verbaux volés au cours d'agressions, les PV des résultats compilés et même proclamés qui n'ont jamais été remis par la Céni et surtout le fait que, selon Lamuka, la Cour constitutionnelle est acquise au président sortant Joseph Kabila.

Du côté de l'opposition en général, comme de la société civile, on craint de voir ladite Cour constitutionnelle invalider les résultats de la présidentielle, plutôt que de les corriger. Une décision qui de facto permettrait à Joseph Kabila de se maintenir au pouvoir.


Analyse

Pour Alain-Joseph Lomandja, ancien membre de la mission d'observation de la Cenco en 2011, se basant sur les articles 73 à 76 relatifs au contentieux électoral de la loi électorale, il y a plutôt 3 options si le juge de la Cour constitutionnelle estime que les recours sont recevables, qu'il accepte de les examiner.

Alain-Joseph Lomandja
12-01-2019 - Par Léa-Lisa Westerhoff

Il y a bien sûr la possibilité aussi que le juge de la Cour constitutionnelle rejette les recours s'ils sont jugés irrecevables sur la forme.

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