[Reportage] Ce que les Malgaches attendent de leur nouveau président

Stand de vendeur de rue à Antananarivo.
© RFI/Paulina Zidi

A Madagascar, quelles sont les attentes des Malgaches après l'élection de leur nouveau président ? Andry Rajoelina qui a déjà dirigé le pays sous une période de transition de 2009 à 2014 a été élu avec 55% des voix, a confirmé à la Haute Cour constitutionnelle mardi. Une élection qui a suscité une explosion de joie chez ses partisans et qui engendre de grandes attentes chez les autres.

Dans les rues du quartier d'Ambohijatovo, dans le centre de la capitale, Vohangy vend des journaux. Depuis l'annonce de la victoire d'Andry Rajoelina, c'est l'impatience qui a gagné cette mère de quatre enfants.

« Je suis très contente d'avoir un nouveau président, dit-elle. Je suis pressée de voir ce qu'il va faire pour nous. J'ai crié sur le bord de la route quand le président est passé par ici. Je pense qu'il va faire ce qu'il a dit : améliorer notre vie, à nous les pauvres, les vendeurs de rues comme moi. Il ne fera pas comme l'ancien président. Ce que je voudrais qu'il fasse pour moi, c'est de me donner un stand pour que je puisse vendre mes journaux tranquillement. »

En face, Sylvain 26 ans, gardien d'une boutique de vêtement n'a pas voté pour Andry Rajoelina : « J'étais un peu déçu, reconnaît-il, car le candidat que j'ai soutenu n'a pas été élu, mais ce n'est pas grave, car il y a une alternance démocratique. Et puis j'ai de l'espoir parce qu'il y a des points dans son programme qui m'intéressent. Par exemple le salaire minimum à 50 euros pour les employés. Mais on va regarder de près ce qu'il va faire. »

A côté, Nirina vend des recharges de crédit de téléphone. « J'attends beaucoup de changement, confie-t-elle. D'abord qu'il donne du travail aux jeunes. Ce qui est bien, c'est qu'on voit que les deux candidats savent se pardonner. Il n'y a plus de rancœur et c'est très bien. Je suis très contente. »

Un dénouement qui soulage aussi Fidèle, chauffeur de taxi, qui a vu passer plusieurs crises post-électorales dans le pays. « Ça suffit les crises, estime-t-il. Ils ont arrêté leur dispute. La décision de Marc Ravalomanana est très sage parce qu'il met l'intérêt du pays en premier. Il a pris la bonne décision. »

Mercredi, l'ancien chef d'Etat et candidat Marc Ravalomanana, qui avait contesté les résultats provisoires de cette élection, a finalement félicité le président élu.

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