L’Algérie célèbre Yennayer, le Nouvel An berbère

Yennayer, ici fêté à Mendes, au sud de Tizi-Ouzou, le 12 janvier 2018.
© RYAD KRAMDI / AFP

En Algérie, c’était ce samedi la fête de Yennayer, le Nouvel An berbère. Depuis décembre 2017, cette fête est une fête nationale et un jour férié. Une reconnaissance de la culture berbère de l’Algérie, alors que dans l’histoire du pays, elle a longtemps été réprimée.

Il y a eu des défilés, des concerts, des conférences organisées par les autorités dans toutes les régions du pays. Pour la deuxième année, Yennayer est une fête officielle et ce samedi 12 janvier était un jour férié. C’est à la fois le jour de l’an berbère et une fête populaire du calendrier agraire.

Depuis l’indépendance, les autorités algériennes ont revendiqué l’appartenance du pays au monde arabe et au monde musulman. Des décennies durant, les militants berbères ont demandé la reconnaissance de leur culture, dont celle de Yennayer. Mais en 1980, durant le Printemps berbère, les militants ont été emprisonnés. En 2001, lors des manifestations en Kabylie, plus de 120 personnes sont tuées.

Mais en 2016, les autorités font de la langue berbère, tamazight, qui est parlée par environ 30% des habitants du pays, une langue officielle. En 2017, Yennayer devient un jour férié, l’enseignement du berbère doit se généraliser et une académie chargée de moderniser la langue voit le jour. Une politique de décrispation, selon les spécialistes, qui sert aussi à affaiblir les voix indépendantistes de Kabylie.

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