Côte d’Ivoire: les détails du programme social lancé par Ouattara

Alassane Ouattara, ici en avril 2018 à Yamoussoukro.
© REUTERS/Luc Gnago

En Côte d’Ivoire, on en sait un peu plus sur la teneur du programme social annoncé par le président Alassane Ouattara lors de son adresse du 31 décembre. Dans un pays ou plus de 46% de la population vit sous le seuil de pauvreté, le gouvernement va consacrer, en 2019 et 2020, 727 milliards de FCFA (1,1 milliard d’euros) aux populations les plus défavorisées. Cette semaine, le gouvernement est entré un peu plus dans le détail de ce qui est prévu pour ce qu'il appelle le « PS-Gouv ».

Santé, protection sociale, éducation, eau, assainissement, 156 actions prioritaires seront engagées. Parmi elles, une douzaine de « projets phares » prévus pour accentuer des programmes sociaux, la plupart du temps déjà existants.

Le gouvernement promet ainsi de renforcer le programme de gratuité ciblée qui offre l’accès aux soins aux familles les plus pauvres. La Couverture mutuelle universelle (CMU) doit être opérationnalisée. L’enveloppe bénéficiera aussi aux « programmes de filets sociaux productifs », qui permettent à plusieurs dizaines de milliers de ménages pauvres en milieu rural de toucher chaque trimestre une allocation de 36 000 F.

Autres mesures annoncées, le renforcement du programme d’accès à l’eau potable en milieu rural, l’accélération du programme des logements sociaux et la baisse de 20% du tarif modéré de l’électricité.

Sur les 727,5 milliards de FCFA consacrés à ce plan, 300 seront pris sur le budget de l’Etat, 250 seront fournis par les partenaires techniques et financiers. Reste 177 milliards de FCFA de financements à trouver.

Ces annonces n’ont pas donné lieu à beaucoup de réactions ces derniers jours. Du côté des organisations syndicales par exemple, on adopte une attitude attentiste. C’est le cas de la Coordisanté par exemple qui salue la mise en œuvre de la CMU mais attend d’en savoir plus pour se prononcer. « C’est une très bonne chose que l’Etat s’intéresse aux plus faibles, commente Theodore Gnagnan Zadi président de la plateforme de la fonction publique, mais on attend de voir comment tout ça va se faire. »

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