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Burkina Faso

Massacre de Yirgou: des Burkinabè défilent contre les violences ethniques

Circulation à Ouagadougou (Photo d'illustration).
© ISSOUF SANOGO / AFP

Au Burkina Faso, des milliers de personnes de toutes les communautés ont marché dans la capitale pour protester contre l’assassinat de Peuls les 1er et 2 janvier derniers à Yirgou, une localité située à 200 km au nord de Ouagadougou. Les manifestants exigent l’ouverture d’une enquête afin de situer les responsabilités dans ce drame et exigent la dissolution du groupe d’auto-défense, qui aurait dirigé l’expédition punitive contre la communauté peule après l’assassinat du chef du village de Yirgou et six autres personnes. Le bilan de la tuerie, selon les organisateurs de la marche, est de 72 morts et plus de 6 000 déplacés à ce jour.

Même si la marche s’est déroulée en silence et dans le calme, on pouvait lire sur les banderoles et pancartes. « Tous unis contre les nettoyages ethniques », « Non à la stigmatisation ethnique » ou encore « Vérité et justice pour Yirgou ». Selon les manifestants, la soixantaine de groupe ethnique que compte le Burkina était représentée à la marche.

A ce jour, un bilan officiel provisoire est de 49 morts mais les organisateurs parlent d’environ 70 Peuls tués et 6 000 déplacés. Les responsables du collectif contre l’impunité et la stigmatisation des communautés exigent plusieurs enquêtes pour situer les responsabilités. Ils pointent notamment du doigt un groupe d’auto-défense, qui aurait dirigé l’expédition punitive contre la communauté peule après l’assassinat du chef du village de Yirgou et six autres personnes.

« Pourquoi ce massacre s’est-il déroulé pendant près de 12 heures ? Tout le monde en était informé alors pourquoi personne n’a rien fait pour stopper ce massacre, questionne Me Ambroise Farama, l’avocat du collectif. Nous demandons également la dissolution de ce groupe d’auto-défense car rien ne peut justifier que ce groupe puisse continuer d’exister et de semer la terreur dans la région ».

Les manifestants invitent les populations à ne pas se tromper de cible, car le seul ennemi du Burkina Faso, c’est « le terrorisme »

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