RDC: la SADC appelle à un gouvernement d’union nationale

Edgar Lungu en 2016 à Lusaka (archive).
© GIANLUIGI GUERCIA / AFP

A la suite de la publication des résultats provisoires des élections en République démocratique du Congo (RDC), le président de la Communauté de développement d’Afrique australe (SADC), Edgar Lungu, appelle à un gouvernement d’union nationale en RDC pour restaurer la confiance. Le président zambien dit s'exprimer au nom de l'ensemble la Communauté des Etats d'Afrique Australe alors que les résultats provisoires de la présidentielle sont « fortement contestés ». Il se dit également favorable à un recomptage des voix.

Pour le président zambien, la solution en RDC passe avant tout par « un accord politique négocié » entre toutes les parties. Un tel accord permettrait, selon Edgar Lungu de remédier « aux vives contestations » exprimées par plusieurs acteurs sur les résultats provisoires de la présidentielle.

Les parties prenantes doivent s'entendre

Il encourage ainsi toutes les parties prenantes à s'entendre pour former « un gouvernement d'union nationale ». Le président zambien estime que cette option permettrait de « renforcer la confiance, de créer des ponts et de renforcer le processus électoral »

Il rappelle que par le passé, dans d'autres pays, des arrangements similaires ont été trouvés « avec succès », selon lui, et cite notamment l'Afrique du Sud, le Zimbabwe et le Kenya.

Il dit en avoir déjà parlé aux dirigeants de la SADC et de la CIRGL, l'organisation sous-régionale des pays des Grands lacs, mais aussi à l'opposant Félix Tshisekedi, déclaré vainqueur de la présidentielle par la Céni, ainsi qu'à « d'autres parties prenantes congolaises à l'intérieur et à l'extérieur du pays », sans plus de précisions.

Lever rapidement les doutes

Dans le même temps et alors que le candidat Martin Fayulu qui conteste la victoire de Félix Tshisekedi a déposé, samedi, un recours devant la Cour constitutionnelle, la Zambie se dit favorable à un « recomptage des voix » qui permettrait de « rassurer à la fois les vainqueurs et les perdants ».

Ainsi, la SADC exhorte les autorités congolaises à « dissiper rapidement tous les doutes » qui pourraient « saper les élections » et constituer « un danger pour la paix et la stabilité du pays ».

« Ne pas accroître davantage les tensions »

« Il est impératif qu'à ce moment crucial, les dirigeants politiques de RDC s'engagent à ne pas accroître davantage les tensions », estime-t-il.


► Le triple scrutin continue de susciter questions et contestations

Après le recours devant la Cour constitutionnelle déposé par Martin Fayulu, un autrre candidat, Théodore Ngoy, lui emboiter le pas. Il a déposé dimanche un recours en contestation.

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