8e anniversaire de la révolution tunisienne: «le processus n’est pas terminé»

L'avenue Habib Bourguiba, centre névralgique de Tunis, le 16 février 2016.
© REUTERS/Zoubeir Souissi

Les Tunisiens ont commémoré le huitième anniversaire de la chute de Zine el-Abidine Ben Ali ce lundi. De nombreux anonymes ont arpenté l’artère symbole du pays, l'avenue Bourguiba fermée à la circulation, en souvenir du 14 janvier 2011 qui vit la fin de la dictature et la naissance d’un long processus vers la démocratie.

Partis politiques et syndicats ont donné rendez-vous à leurs sympathisants qui côtoient d’autres citoyens, venus simplement commémorer ce jour où tout a basculé.

Abderrazak, jeune retraité, ne pouvait pas manquer une sortie sur l’avenue Bourguiba, aujourd’hui. « Moi, personnellement, j’étais là, ce jour-là.
C’est un processus qui a eu une envergure importante dans le monde arabo-musulman », dit-il.

Nombreux sont ceux qui se remémorent les dernières heures du régime, puis la nouvelle Constitution et les premières élections libres.

L’ambiance est bon enfant près du grand podium central où se succèdent des artistes locaux. Salwa Rikli, la quarantaine, venue avec des amis, sait que le chemin sera encore long. « On est dans les premières années de l’apprentissage de la démocratie. Certes, il y a des problèmes mais cela ne nous fera pas reculer. On est fiers de notre liberté », dit-elle.

Malgré la sensation d’une révolution trop lente à changer un quotidien difficile, des milliers de Tunisiens ont pris le temps de se déplacer au cœur de Tunis. A l’image d’Ahmed, venu pour sa fille Amira, âgée de 6 ans, qu’il porte sur les épaules. « Le processus de la révolution, jusqu’à maintenant, n’est pas terminé. A mon avis, il faut encore vingt ans et une autre génération », estime-t-il.

Une nouvelle étape du processus démocratique doit se tenir avant le prochain anniversaire de la révolution. Des élections législatives et présidentielle sont prévues à la fin de cette année.


La fête de la révolution et de la jeunesse est l’occasion sur l’avenue centrale de la capitale de réclamer un avenir meilleur qui tarde à suivre la révolution...

Reportage à Tunis: les plus anciens fêtent une liberté qui leur échappait sous Ben Ali et les plus jeunes viennent demander au pouvoir des avancées sociales.
14-01-2019 - Par RFI

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