Attaque d’un complexe hôtelier au Kenya: la traque des complices se poursuit

Des enquêteurs devant le complexe visé par une attaque à Nairobi, Kenya, le 16 janvier 2019.
© REUTERS/Thomas Mukoya

Au Kenya, 48h après la fin de l’attaque terroriste contre un complexe hôtelier de Nairobi, la traque continue pour arrêter les complices des cinq assaillants. Le bilan s’élève à 21 morts et 28 blessés, selon les autorités qui, malgré le nombre de victimes, semblent avoir bien géré la crise.

La traque continue pour démanteler la cellule terroriste et interpeller les complices. Une dizaine de personnes ont pour l’instant été arrêtées. Les profils des assaillants et des suspects sont souvent liés à la région centre du Kenya. « Cette zone était particulièrement surveillée ces derniers mois », confie d’ailleurs une bonne source.

Dans ce cas, y a-t-il eu une faille dans les services de renseignements ? Plusieurs sources diplomatiques affirment que les alertes terroristes sont régulières, notamment autour des fêtes, mais que cette année n’avait rien de particulier. Tout le monde s’accorde en tout cas à dire que les services de sécurité kényans se sont largement améliorés ces dernières années.

« La réaction a été rapide et vu la configuration du lieu, le bilan aurait pu être bien plus lourd », estime un observateur. Le complexe Dusit se présente en effet comme une nasse, avec très peu d’options pour s’échapper. Le fait d’avoir exfiltré 700 personnes durant l’attaque est à mettre au crédit des Kényans.

Depuis l'attaque de Westgate en 2013, les forces nationales reçoivent beaucoup de formations en contre-terrorisme. Mais un bon connaisseur du dossier relativise. « On félicite les Kényans dans les messages officiels, mais des améliorations sont nécessaires. La coordination entre services laisse encore à désirer et la formation doit continuer. Les militaires s’entraînent parfois avec une arme et interviennent avec une autre », dit cette source.

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