Libye: Abu Talha al-Liby, chef d’Aqmi, tué dans le sud du pays

Des forces pro-gouvernementales face à l'Etat islamique, le 13 août 2016 (photo d'illustration).
© MAHMUD TURKIA / AFP

En Libye, l’Armée nationale libyenne (ANL) mène, depuis mercredi 16 janvier, une opération anti-terroriste de grande envergure dans le sud du pays. Elle a annoncé, vendredi, avoir éliminé Abu Talha al-Liby, dit « Le Libyen », un chef de l’organisation al-Qaïda au Maghreb islamique (Aqmi). Il aurait été tué avec deux autres terroristes, le Libyen el-Mehdi Dengo et l'Egyptien Abdallah Desouki. L'attaque, menée à l'aube, a visé deux maisons mitoyennes – l’une appartenant à Abu Talha et l’autre qu’il avait louée - dans la localité de Karda el-Shati, près de la vile de Sebha. Abu Talha était l'un des terroristes les plus actifs dans le sud libyen.

Abdel Meneem al Hasnaoui Bel Haj, alias Abou Talha al-Liby, est natif de Sebha dans le sud libyen. Ses activités terroristes remontent aux années 1990. Impliqué dans l'attaque qui a visé le colonel Kadhafi en 1996, il est emprisonné jusqu'en 2011 et devient l'un des chefs militaires les plus en vue du soulèvement.

Un des fondateurs du front al-Nosra

Membre du groupe jihadiste al-Moqatila, il est soutenu, en 2012, par le Congrès national transitoire. En 2013, il quitte la Libye pour la Syrie pour être l'un des fondateurs du front al-Nosra, fidèle à al-Qaïda, et devient le juriste de la brigade des Mohajirines (les étrangers).

Si son élimination se confirme, c'est un coup dur pour Aqmi en Libye. Ce n'est pas la première fois, en effet, qu' Abu Talha est donné pour mort. La rumeur de sa mort avait circulé en Irak, en 2013, avant qu'il ne regagne la Libye, un an plus tard, en compagnie de sa femme syrienne. Il y a fondé le conseil de choura de la tribu al Hasawna, une organisation jihadiste financée en Libye par al-Qaïda et l'organisation Etat islamique (EI), à l'instar du conseil de choura de Benghazi, de Derna et d'autres villes.

Déjà donné pour mort en 2016

Il se déplaçait alors dans les villes et oasis du sud pour acheter des véhicules et des armes, tout en essayant d'engager des jeunes gens dans les rangs de sa milice jihadiste mais il a trouvé une forte opposition de la part des habitants. En 2016, suite à une frappe aérienne conjointe entre Français et Américains, on le donne à nouveau pour mort, ainsi que Mokhtar Belmokhtar.

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