Burkina Faso: le président nomme Christophe Dabiré Premier ministre

Le président Roch Marc Christian Kaboré (photo) a nommé Christophe Dabiré, nouveau Premier ministre, ce lundi 21 janvier 2019. (Photo d'illustration)
© AHEMED OUOBA / AFP

Au Burkina Faso, le président Roch Marc Christian Kaboré a nommé, ce lundi 21 janvier, Christophe Dabiré, Premier ministre. Ancien Commissaire chargé du commerce, de la concurrence et de la coopération de l’Union économique et monétaire ouest-africaine (Uemoa), Christophe Dabiré est un économiste.  Il remplace, à ce poste, Paul Kaba Thiéba qui a rendu sa démission et celle de son gouvernement, il y a trois jours, après environ trois ans passés à ce poste.

On le présente comme un homme d'expérience. Le nouveau Premier ministre burkinabè est un économiste qui a servi à l’Union économique et monétaire ouest-africaine en tant que commissaire chargé du commerce, de la concurrence et de la coopération. Son objectif sera de redynamiser l'action du gouvernement, souvent critiqué pour son immobilisme. Cependant, la nomination de cet ancien du Congrès pour la démocratie et le progrès (CDP), parti de l'ex-président Blaise Compaoré, en a surpris plus d'un à Ouagadougou.

Sous Blaise Compaoré, Christophe Dabiré a été ministre de la Santé, de 1992 à 1997, puis de l'Enseignement supérieur, de 1997 à l'an 2000. Député du CDP pendant dix ans, il a notamment occupé le poste de président de la Commission des finances de l'Assemblée nationale, de 2002 à 2007.

« Ce monsieur, je l'avais complètement oublié. Personne n'avait pensé à lui », reconnaît un homme politique burkinabè qui se demande comment cette nomination va passer au sein du MPP, le parti du président Kaboré.

Présenté par ses partisans comme un homme politique averti, le nouveau chef du gouvernement burkinabè devra remettre en selle le dialogue avec les partenaires sociaux, relancer l’économie et surtout faire face aux défis sécuritaires. Ses nombreuses années d’expérience en politique et à UEMOA sont considérées comme ses atouts pour remplir sa feuille de route.

« Une fois de plus, le Premier ministre ne sera pas issu du parti au pouvoir. Cela risque de créer quelques frustrations », reconnaît toutefois un proche du chef de l'Etat.

« Christophe Dabiré a été choisi pour sa crédibilité. Nous traversons des moments difficiles avec les attaques quasi quotidiennes des jihadistes. Il faut relancer l'action du gouvernement tout en conservant une certaine continuité », ajoute-t-il.

Mais sa longue absence de l’administration publique burkinabè pourrait constituer un handicap, prévient un analyste qui assure que  les mentalités ont beaucoup changé.

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