Republier
RDC

RDC: nouvelle attaque de groupes armés dans le territoire de Djogu

Un casque bleu dans la ville de Lita, dans la région de Djugu, en Ituri, le 27 mars 2018 (photo d'illustration).
© ALEX MCBRIDE / AFP

En Ituri, dans le nord-est de la République démocratique du Congo, des soldats et des assaillants ont été tués dans la nuit du 21 au 22 janvier au cours d'une attaque qui visait l'armée dans la localité de Largu du territoire de Djugu. Une attaque qui a totalement surpris dans une région qui vient de vivre plus deux mois d'accalmie (notamment durant la période électorale et les élections), après des attaques menées par des groupes armés non identifiés tout au long de 2018. Mais la société civile et l’armée congolaise ont des versions différentes sur cette attaque.

L'attaque a débuté vers 2h du matin et elle visait le camp militaire des FARDC situé dans la ville de Largu, explique Jean-Bosco Lalo, le président de la société civile de l'Ituri.

Au final, quatre soldats congolais ont été tués et au moins six autres blessés par les assaillants. Ils auraient également pillé un dépôt d'armes et emporté avec eux des effets militaires, dont de nombreuses armes, selon la même source.

De son côté, le porte-parole de l'armée congolaise dans la province de l'Ituri s'inscrit en faux contre ce bilan qu'il qualifie de « verbiage ». Le lieutenant Jules Ngongo assure qu'il n'y a pas de camp militaire à Largu et encore moins un dépôt de munitions. Les assaillants ont attaqué une « position des forces armées » et ont tenté de piller un dépôt de vivres, « sans succès », dit-il.

Bilan des affrontements qui ont duré pratiquement jusqu'à l'aube, selon le porte-parole des FARDC : « Trois soldats tombés au champ d'honneur », et des blessés, ainsi que cinq assaillants « neutralisés » dans le camp ennemi.

Depuis, des opérations de poursuite sont en cours, mais elles sont d'autant plus difficiles à mener que personne jusqu'ici n'a identifié ces bandes armées qui endeuillent la région depuis fin 2017.

Ces groupes qui s'en prenaient exclusivement aux civils tout au début s'attaquent désormais aux « symboles de l'Etat » que sont « l'armée et la police », reconnaît le lieutenant Ngongo, qui les qualifient de « rébellion encore inconnue ».

Republier ce contenu

Vous êtes libres de republier gratuitement cet article sur votre site internet. Nous vous demandons de suivre ces Règles de base

Le Partenaire s'engage à ne pas porter atteinte au droit moral des journalistes. A ce titre, le Contenu devra être reproduit et représenté par le Partenaire tel qu'il a été mis à disposition par RFI, sans modifications, coupures, ajouts, incrustations, altérations, réductions ou insertions

Ajoutez cet article à votre site Web en copiant le code ci-dessous.