Togo: le Premier ministre reconduit, un gouvernement renouvelé a minima

Komi Sélom Klassou, en poste depuis 2015, avait démissionné de son poste le 4 janvier suite aux législatives du 20 décembre.
© AFP PHOTO / SIA KAMBOU

Le président togolais Faure Gnassingbé a reconduit le Premier ministre Komi Sélom Klassou, qui avait démissionné après les législatives du 20 décembre. Il dirigera 25 ministres, tous issus du parti au pouvoir, dont la moitié ont été reconduits dans leurs fonctions.

On prend les mêmes, ou presque, et on recommence. Douze personnalités font leur entrée dans le nouveau gouvernement. Treize ministres conservent leur portefeuille, dont les plus stratégiques : Yark Damehane à la Sécurité. Robert Dussey aux Affaires étrangères et Gilbert Bawara à la Fonction publique.

Une entrée remarquable, celle de Sévon-Tépé Kodjo Adédzé. Jusque-là vice-président de parti et commissaire général de l’Office togolais des recettes, il prend le portefeuille du Commerce, de l’Industrie, du Développement du secteur privé, de la Promotion de la consommation locale. Le ministère de la Planification, du Développement et de la Coopération, tout comme celui des Infrastructures et des Transports, sont pour la première fois confiés à des femmes. Le ministère de la Défense et des Anciens Combattants reste rattaché à la présidence de la République, comme c’est le cas depuis décembre 2008.

Un gouvernement entièrement issu de l’Union pour la République (RPT-Unir), le parti au pouvoir. Un seul mot d'ordre donc : la continuité. « Il vaut mieux mettre des hommes qui connaissent déjà les dossiers », explique une source proche de la présidence.

Aucun ministre issus de l'UFC

En clair, il s'agit de poursuivre le plan quinquennal national de développement, le PND lancé il y a six mois. Et surtout de préparer les élections locales, prévues normalement en avril 2019.

A noter, l'absence de ministres issus de l'Union des forces du changement (UFC) qui avait deux ministères dans le précédent gouvernement, en vertu d'un accord avec le parti au pouvoir depuis 2010.

Mais en raison du boycott des législatives par la coalition d'opposition C14, le parti de Gilchrist Olympio se retrouve, de fait, chef de file de l'opposition parlementaire. Un rôle que ses députés entendent assumer « pleinement et de manière constructive, dit-on au sein du parti, afin d'accélérer les réformes politiques, économiques et sociales ».

A noter que la coalition des partis d'opposition, la C14, reprend ses marches de protestation, ce samedi matin. Des marches qui se veulent nationales pour condamner ce que la C14 qualifie de « farce électorale du 20 décembre 2018 », en référence au scrutin législatif.

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