RCA: les discussions de Khartoum n'avancent plus

Le secrétaire général adjoint aux opérations de maintien de la paix, le commissaire de l'UA pour la paix et la sécurité et le chef de la diplomatie soudanaise lors de la session d'ouverture des négociations à Khartoum le 24 janvier 2019.
© ASHRAF SHAZLY / AFP

Au Soudan, les pourparlers à Khartoum entre gouvernement et groupes armés centrafricains sont au point mort. La facilitation a proposé une première mouture d'accord de paix qui devait être adoptée samedi, selon l'agenda initial. Mais depuis deux jours, les discussions bloquent sur deux exigences des groupes armés.

Les quatorze groupes armés centrafricains présents à Khartoum, qui se sont fait ou se font encore la guerre, parfois même à l'intérieur d'un même camp, parlent d'une même voix aujourd'hui afin de défendre leurs intérêts. Ils ont donc présenté des revendications communes.

Points « fondamentaux et vitaux »

Les deux plus importantes, et qu'ils considèrent comme des « préalables » à tout accord, sont sans doute l'exigence d'une amnistie générale et celle d'un gouvernement de sortie de crise dont ils feront partie et qui sera dirigé par un Premier ministre aux pouvoirs élargis, issus de leur camp. Il s'agit de deux points qu'ils qualifient de « fondamentaux et de vitaux » qui ne figurent pas dans la première mouture du projet d'accord que leur a soumis l'équipe de la facilitation la semaine dernière.

Depuis lundi, les négociations bloquent surtout sur la première question, selon nos sources, car le gouvernement centrafricain a exclu jusqu'ici la possibilité d'accorder une amnistie, notamment pour les crimes graves, crimes de guerre, crimes contre l'humanité et autres commis dans le pays. Il se base pour cela sur les conclusions du Forum national de Bangui de 2015.

Nouvelle proposition

Les négociations directes entre les deux parties ont donc été suspendues mardi après-midi. Elles ont repris à neuf heures ce matin comme prévu. Elles ont lieu toujours sous la direction de Smaïl Chergui, le commissaire paix et sécurité de l'Union africaine, et de Parfait Onanga-Anyanga, le représentant spécial de l'ONU en Centrafrique et chef de la Mission des Nations unies dans le pays, Minusca.

La facilitation devait en principe présenter aux parties une nouvelle proposition pour tenter de lever les points de blocage, mais rien n'a encore filtré de Khartoum.

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