Yémen: nouveau naufrage de bateaux de migrants au large de Djibouti

Des migrants illégaux en attente d'une reconduite vers la Somalie, en septembre 2016 à Aden, ville portuaire dans le sud du Yémen.
© SALEH AL-OBEIDI / AFP

Au moins 43 morts, et des dizaines de personnes sont portées disparues, après le naufrage de deux navires sur la côte djiboutienne. Les embarcations chargées de migrants en partance pour le Yémen ont chaviré quelque temps après avoir quitté la localité de Godoria, à Djibouti. Le bilan pourrait s’alourdir.

Les deux embarcations auraient chaviré à cause de la surcharge et d’une mer agitée, trente minutes à peine après avoir quitté Godoria. L’alerte a été donnée, mardi 29 janvier, par des habitants. La gendarmerie est arrivée sur place et les garde-côtes ont entamé des opérations de secours.

Selon un bon connaisseur de la région, Godoria est l’un des deux principaux points d’embarquement des migrants, avec Ras Siyyan situé plus au Nord. Leur objectif étant de traverser le détroit de Bab el-Manded, d’atteindre le Yémen situé à quelques kilomètres, et de chercher du travail dans la péninsule arabique.

« Un voyage qui coûte cher »

D’après l’OIM, Djibouti est devenu depuis 2009 une importante route pour les migrants éthiopiens ou somaliens, soit comme destination, soit comme étape. Un habitant explique que les Ethiopiens entreraient par exemple par Dalho et Galafi, à la frontière. Ils traverseraient les monts Goda, jusqu’à la ville de Tadjourah, avant de remonter la côte jusqu’à Obock puis Godoria. « C’est un voyage assez peu cher. Ca coûte environ 100 euros. Ces immigrés représentent aussi une manne financière pour les populations pauvres du nord de Djibouti », raconte cette source.

Certains se déplacent à pied. D’autres utilisent des véhicules. « Face aux autorités, les transporteurs djiboutiens se défendent en disant qu’ils ne peuvent pas contrôler l’identité des clients », confie un Djiboutien de la région.

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