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Libye Tchad

L'armée libyenne affronte toujours la rébellion tchadienne dans le sud

Un blindé de l'armée nationale libyenne.
© AFP/Abdullah Doma

L'opération militaire lancée, il y a plus de deux semaines, par l'Armée nationale libyenne (ANL) sous le commandement de Khalifa Haftar, dans le sud du pays, se poursuit. Après avoir sécurisé Sebha et ses environs, l'ANL continue sa progression vers d'autres localités. Vendredi à l'aube, de violents combats ont opposés cette armée à des forces de la rébellion tchadienne à Ghodwa, près de Traghen, à quelque 80 km de Sebha. L'ANL a perdu trois soldats dont deux officiers durant ces combats. Des pertes ont été enregistrées côté rébellion sans qu'on n'en connaisse le nombre exact. Cette opération de l'ANL est menée en coordination avec le pouvoir tchadien.

Le porte-parole de l'armée nationale libyenne l'a répété à plusieurs reprises : cette offensive au sud se déroule « en coordination totale avec le pouvoir tchadien ».

Les frontières libyennes au sud s’étendent sur 4389 km, dans le désert. Elles sont communes avec l'Algérie, le Niger, le Tchad et le Soudan. Depuis 2011, ces frontières sont devenues un passage ouvert aux crimes transfrontaliers, à toutes sortes de trafics et aux extrémistes, de tous bords.

La rébellion tchadienne y a installé sa base arrière pour harceler les forces tchadiennes dans le Tibesti. La rébellion soudanaise possède aussi des camps dans cette vaste zone. L'insécurité dans le sud-libyen menace désormais la stabilité des pays voisins, comme l'Algérie, le Niger et le Tchad. Plusieurs attaques ont été menées dans ces pays au départ du territoire libyen.

Chassée de Sebha, la rébellion tchadienne a fait à l'aube de ce vendredi une contre-attaque visant l'ANL à Ghodwa, près de Sebha. L'ANL accuse le Tchadien Mohamad Hakimi de diriger cette force et d'être à la solde de Timan Erdimi, un rebelle tchadien vivant à Doha et qui serait financé par le Qatar, selon cette armée.

Si l'on en croit la presse israélienne, Tel-Aviv a répondu favorablement à la demande du président tchadien Idriss Deby, formulée en novembre dernier lors de sa visite officielle, d'une aide pour sécuriser la frontière du nord du Tchad avec la Libye.

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