Côte d’Ivoire: la libération de Laurent Gbagbo booste le FPI

Des partisans de Laurent Gbagbo célèbrent sa libération devant la Cour pénale internationale de la Haye, le 1er février 2019.
© REUTERS/Piroschka van de Wouw

L’ex-chef de l’Etat revient encore un peu plus dans un jeu politique où il a remis un pied fin 2018. Désormais, ses partisans espèrent son retour au pays et attendent de savoir quel rôle il entend jouer. Si de nombreux obstacles, comme des discussions avec le pouvoir ou un éventuel procès en appel, restent à surmonter, le temps est au beau fixe pour le FPI.

L’acquittement du 15 janvier a remobilisé les militants et provoqué le retour des premiers exilés, parmi lesquels six anciens ministres. « C’est nous tous qui avons été acquittés. Nous venons pour reprendre notre place à la direction du parti et attendre son retour » déclarait ainsi le 31 janvier Emile Guiriéoulou ancien ministre de l’Intérieur sous Laurent Gbagbo, devant des journalistes.

Avec sa libération, même sous conditions, les partisans de l’ancien président peuvent toucher du doigt leur rêve de le voir rentrer prochainement au pays et jouer un rôle politique. D’ailleurs, avant même son acquittement, à la mort de son compagnon de route Aboudrahamane Sangaré en novembre 2018, Laurent Gbagbo avait repris la main sur son parti, pour faire taire les dissensions internes.

« Le FPI c’est la jolie fille que tout le monde veut courtiser »

Dans un paysage politique en pleine recomposition, le retour de Gbagbo dans l’arène politique fait craindre à beaucoup un match retour de 2010 avec les mêmes joueurs, mais des alliances différentes. Déjà, ces derniers mois, alors que tout le monde subodorait une possible libération à venir, les discours ont changé.

Des tentatives de rapprochement se sont opérées, notamment de la part du PDCI, puisque Henri Konan Bédié souhaite voir le FPI intégrer sa future plateforme anti RHDP. De leur côté, certains au nouveau parti présidentiel voient aujourd’hui l’adversaire d’hier comme un partenaire potentiel pour la réconciliation. « Le FPI c’est la jolie fille que tout le monde veut courtiser » nous confiait ce vendredi, ironique, son secrétaire général, Assoa Adou.

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